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  • La Monarchie Aujourd'hui, de Pierre Pujo

    Pierre Pujo, né en 1929 et mort en 2007, fils de Maurice Pujo, cofondateur de la Revue d'Action française aux côtés de Charles Maurras (en 1899), était un journaliste, essayiste, patron de presse, homme politique et, sans surprise, militant royaliste français. Sans doute à la fois désireux de s'insérer socialement et de servir son pays, il a mené une double-carrière, dans la banque d'un côté, cadre conformiste par excellence, et dans la presse réactionnaire de l'autre, en dirigeant le journal des étudiants de la Restauration nationale, AF Université, de 1962 à 1966, l'hebdomadaire Aspects de France, puis le bimensuel L'Action française 2000. En 1988, il publie, aux éditions France-Empire, un livre intitulé La Monarchie Aujourd'hui (un bouquin royaliste publié chez un éditeur nommé France-Empire, allez comprendre). L'objet de cet ambitieux ouvrage est simple : à l'occasion du Millénaire capétien, survenu en 1987, et du Bicentenaire de la Révolution, prévu pour 1989, sonder le rapport du milieu intellectuel français à l'idée monarchique, comme l'avait fait Charles Maurras, en 1900, avec son insurpassable Enquête sur la Monarchie.

     

    Félix Croissant, pour le SOCLE

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  • Danses de la Saint-Jean, Anders Zorn, 1897

    En Suède, le solstice d'été - ou midsommar - est célébré chaque année par une joyeuse fête qui semble n'avoir guère changé au cours du temps. La description qu'en fit Olaus Magnus en 1555, précise et amusante, correspond à ce que nous pouvons voir de nos jours : la communauté danse en couples auprès de feux allumés pour l'occasion, et consomme de l'alcool, notamment de la bière, du hareng frais au vinaigre et aux épices, le mati, des pommes de terre à la ciboulette, de la crème sucrée et des fraises. Célébrée le vendredi entre le 19 et le 25 juin, cette fête - qui a pris le nom de Saint-Jean à partir de la christianisation - se déroule autour et sous la protection du majstangen, ou “arbre de Mai”, que nous voyons au fond du tableau. Il s'agit d'un grand arbre surmonté d'une flèche et décoré de deux anneaux. Ce symbole viril s'érige dans tous les territoires germaniques lors du solstice d'été, mais reste dressé toute l'année sur les îles Aland, État libre situé entre la Suède et la Finlande.

    La scène que nous voyons ici se déroule probablement en Dalécarlie, au centre de la Suède, région d'où le peintre Anders Zorn était originaire. Très attaché à son pays natal, il en a peint la nature, les femmes et les coutumes mieux qu'aucun autre. Sa touche vive crée un flou se mariant particulièrement bien avec le mouvement des danses qu'il représente.

    Gaspard Valènt, pour le SOCLE

  • Vers un Ordre Social Chrétien, de René de La Tour du Pin (Partie I)

    Vers un Ordre social chrétien est l’œuvre majeure et définitive de René de La Tour du Pin. Publié en 1907, elle est constituée d'articles rédigés entre 1882 et 1907 et ordonnés afin de dégager la cohérence de la pensée de son auteur. Il représente ni plus ni moins que l’entièreté du programme corporatiste moderne.

    Il est ainsi pour le camp nationaliste une source incontournable d’idées et de réflexions, dans son refus à la fois de la dictature de haine à l’égard de la Tradition et de celle du marché, et par sa volonté de trouver une troisième voie économique et sociale en adéquation avec les valeurs traditionalistes et nationalistes.

     

    Vaslav Godziemba, pour le SOCLE

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  • Le Concert champêtre, Titien, vers 1509

    Le Concert champêtre est une huile sur toile attribuée à Titien, datée des environs de 1509, mesurant environ 1 m. de haut pour un 1,40 m. de long et conservée au musée du Louvre.

    Dans un idéal paysage crépusculaire vallonné, baigné d'une mer calme et caressé d'une douce lumière dorée, deux hommes et deux femmes occupent le premier plan. Les hommes sont habillés et les femmes sont nues. L'homme habillé de manière aristocratique joue du luth en se tournant vers l'homme habillé de manière populaire, qui lui rend son regard tout en étant également regardé par la femme assise jouant de la flûte. L'autre femme se tient debout, appuyée contre une fontaine dans laquelle elle verse de l'eau à partir d'une aiguière de cristal. Dans le fond, un berger mène son troupeau et des villas indiquent une campagne peuplée et prospère. Notons que le titre de l'œuvre lui fut donné postérieurement.

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  • La Grande pitié des églises de France, de Maurice Barrès

    "C'est l'heure d'achever la réconciliation des dieux vaincus et des saints. Je sens leur parenté ; elle dérive pour moi de tant de siècles passés aux mêmes lieux, et je crois qu'ils peuvent aujourd'hui s'entraider. Un peuple a dans l'âme un sanctuaire qu'il tend sans cesse à restaurer. Je veux sauver les sources pures, les profondes forêts, à la suite des églises. Et pour maintenir la spiritualité de la race, je demande une alliance du sentiment religieux catholique avec de l'esprit de la terre. [...] Eglises du village, nature française, profondes forêts, sources vives, étang au fond des bois, comme tout cela sonne harmonieusement ensemble ! Puissions-nous pieusement recueillir ces parcelles agissantes, organiser nos rapports avec ces vérités de brouillard, assister au retour des pauvres dieux locaux dans l'arche du divin, à leur purification et à leur salut ; puissions-nous les réconcilier avec Celui qui préside notre civilisation et créer en nous la plus riche unité contre les grossiers destructeurs". (Maurice Barrès, La Grande pitié des églises de France, 1914)

     

    Gaspard Valènt, pour le SOCLE

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