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LE SOCLE

  • La Philosophie Tragique, de Clément Rosset

    Qu'est-ce que le Tragique ? Qu'est-ce que l'homme tragique ? Que sont liberté et volonté ? Si nous acceptons le tragique de l'existence, ne nous réfugions-nous donc pas dans le fatalisme ?

    Quiconque connaît un tant soit peu notre longue histoire européenne et se réfère à notre longue mémoire sait que c'est précisément la prise en compte de ce tragique qui fonde la vitalité de nos peuples européens. Et que ceux qui font leur au plus haut degré ce tragique méritent le nom d'aristocrate.

    Clément Rosset nous ouvre avec La philosophie tragique la voie permettant la redécouverte du Tragique. Joie et adversité, Providence et nécessité, le Tragique résiste à toute interprétation, n'offre aucune consolation face à l'irrémédiable. Mais il est le plus beau cadeau fait aux hommes pour peu qu'ils s'en montrent dignes. École difficile faîte de grandeur et d'humilité face à la Providence, l'école du Tragique est une porte donnant sur notre Tradition, sur la métaphysique de l'Absolu de nos ancêtres. Elle est un remède face à l'obsession du bonheur empoisonnant nos contemporains. Lui opposant victorieusement la Joie, la philosophie tragique nous offre de cheminer aux côtés de Dionysos, en aristocrate célébrant la vie dans l'adversité et la reconnaissance.  

     

     

    Gwendal Crom, pour le SOCLE

     

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  • Tarass Boulba, de Nicolas Gogol (Première Partie)

    Depuis sa première parution en 1842, Tarass Boulba de Nicolas Gogol n’a pas pris une ride. Son « Iliade de la Petite Russie » est ainsi considérée comme l’œuvre la plus lue et traduite de l’écrivain.

     

    Pourtant, de prime abord, le récit semble décorréler de nos préoccupations ; ainsi les éditions Folio le résume comme « Un épisode imaginaire de la lutte des cosaques contre les Polonais dans l'Ukraine du XVIIe siècle ». On peut alors se demander si l’évocation des steppes, cet « océan de verdure et d’or », ne tiendrait pas pour trop abstraite dans nos contrées ? Dans un contexte de tensions, on peut aussi questionner la faisabilité d’une étude des relations entre l’Ukraine et ces voisins. Si la lecture approfondie de l’œuvre ne permettra pas de trancher ces questions, elle apportera pourtant bien plus à l’Européen : la retranscription de l’esprit ukrainien, incarné par son aristocratie guerrière cosaque. Car plus qu’un simple voyage exotique, la force de Tarass Boulba réside dans l’exaltation de l’héroïsme homérique, dans la réactivation continue d’une nostalgie des morts qui galvanisent les vivants. La conservation de cette longue mémoire explique le caractère obligatoire de son apprentissage par les élèves russes et ukrainiens.

     

    Ce récit épique préfigure les bases du grand roman russe de la seconde partie du XIXème siècle. Roman consacré par les célébrissimes Tolstoï et Dostoïevski. Si Tchekhov ne se trompe pas quand il écrit que les écrivains russes sont « tous sortis du manteau de Gogol », dès lors que préfigure le style « Gogolien » ? Comment caractériser le génie littéraire russe ? Pour Georges Steiner, littérateur comparé, le roman russe dépasse les trois grands temps de la littérature européenne – le mythe grec à travers l’épopée d’Homère (VIII siècle av JC), le drame Shakespearien (XVIème siècle), et le réalisme Français (XIXème siècle) – par l’ajout d’une dimension métaphysique créant les conditions de la révélation de « l’âme cachée des choses ».

     

    Note aux lecteurs

    Cette série de trois articles présente l’œuvre Tarass Boulba de Nicolas Gogol Nous consacrons le premier article à l’Histoire des cosaques ukrainiens. Dans le deuxième article nous étudierons les spécificités du mouvement Zaporogue au XVIIème siècle. Enfin nous analyserons l’apport de cette œuvre dans la caractérisation de l’identité ukrainienne.

     

     

    Arthur Costa, pour le SOCLE

    La critique positive de Tarass Boulba au format .pdf

     

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  • De l'urgence d'être conservateur, de Roger Scruton

    Sir Roger Scruton est un philosophe anglais né à la fin de la Seconde Guerre Mondiale. On lui doit une cinquantaine d'ouvrages, la plupart à caractère politique – même lorsqu'ils s'intitulent Sexual Desire –, qui en ont fait un des plus éminents intellectuels britanniques de notre temps. À vrai dire, certains le considèrent comme le penseur anglais le plus important depuis Edmund Burke, le fondateur du conservatisme anglais. Le lecteur français se demandera peut-être alors pourquoi il n'a jamais entendu parler de lui, mais qu'il ne s'en étonne pas : s'il n'est pas rare d'être conservateur, il l'est en revanche bien plus d'être un intellectuel conservateur, car l'intellectuel moyen est mû par un besoin pathologique d'échapper aux conventions, or ceux d'aujourd'hui croient encore que la rébellion au système se joue dans le camp progressiste (« The convention is to be hostile to conventions », dira non sans humour Scruton lors d'un entretien). L'homme est donc un conservateur établi en ce qu'il est à la fois reconnu pour son talent, et souvent ignoré pour la même raison. Ceci étant dit, et c'est la donnée la plus importante de cette entrée en matière, il n'appartient pas à n'importe quelle famille de conservateurs. C'est un conservateur… libéral.

     

    Félix Croissant, pour le SOCLE

    La critique positive de L'Urgence d'être conservateur au format .pdf

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  • L'École d'Athènes, Raphaël (1508-1512)

    L’École d'Athènes, Raphaël, fresque de 7,70 mètres de large exécutée de 1508 à 1512 dans les Chambres du Vatican.

     

    Transposer en peinture le génie de la pensée européenne et rendre un éternel hommage aux hommes qui l'incarnèrent, tel fut le défi relevé par Raphaël. Ouvrant les temps de la Renaissance, cette fresque nous montre que tout mouvement, toute ascension ne se fait que dans la reconnaissance de l’œuvre des pères et des sommets qu'ils atteignirent. Reconnaitre, c'est tout à la fois faire preuve de gratitude à leur égard, se reconnaitre dans leur exemple et réapprendre la Tradition qui nous habite et nous lie. Ce que Raphaël donne enfin à voir, c'est la pluralité et l'unité de leur marche vers la Connaissance et le Beau, définition abrégée de toute sagesse.

     

    Gaspard Valènt, pour le SOCLE

     

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  • Les Religions de l’Europe du Nord, de Régis Boyer

    « L’homme noble honore en lui-même le puissant, celui, également, qui fait preuve de puissance à l’égard de lui-même, qui s’entend à parler et à garder le silence, qui prend plaisir à exercer rigueur et dureté envers lui-même et a du respect pour tout ce qui est rigoureux et dur. « C’est un cœur dur que Wotan a placé dans ma poitrine », lit-on dans une vieille saga scandinave : voilà la juste expression poétique trouvée par l’âme d’un viking orgueilleux. »

    Nietzsche, "Par-delà bien et mal"

     
     

    « Les Grecs ne voyaient pas les dieux homériques au-dessus d’eux comme des maîtres, et eux-mêmes au-dessous des dieux comme des valets, ainsi que les Juifs. Ils ne voyaient en eux que le mirage des exemplaires les plus réussis de leur propre caste, partant un idéal, et non le contraire de leur propre être. On se sent parents les uns des autres, il se forme un intérêt réciproque, une espèce de symmachie. L’homme prend une noble idée de soi quand il se donne de pareils dieux, et se place dans une relation semblable à celle de la petite noblesse à la grande (...) »

    Nietzsche, "Humain, trop humain"

     

     

    Gwendal Crom, pour le SOCLE

    La critique positive de Les religions de l'Europe du Nord au format .pdf

     

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