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LE SOCLE

  • Qu'est-ce que le conservatisme ?, de Jean-Philippe Vincent

    Le conservatisme jouit en France d’une réputation exécrable, que nous avons déjà étudiée dans une précédente critique positive, dédiée à l’essai Conservateur, soyez fiers !, de Guillaume Perrault. Il est affecté de deux tares : d’abord, son assimilation au néoconservatisme américain, belliqueux et ultracapitaliste ; ensuite, son association à l’immobilisme. Il serait en quelque sorte « l’idéocratie des droits acquis », comme l’écrit l’ancien énarque Jean-Philippe Vincent, auteur de Qu’est-ce que le conservatisme ?, paru en 2016. Un obstacle à toute réforme. La réalité est pourtant bien différente. Le conservatisme est naturellement constitué d’un corpus d’idées, qui sont amplement présentées dans l’essai, mais s’il a su perdurer depuis Aristote, ou au plus tard Cicéron, et sous diverses formes, comme l’augustinisme et le thomisme, c’est qu’il sait aller de l’avant… et surtout qu’il n’est pas qu’une idéologie : il se double de ce qu’on peut appeler un « style de pensée », raison pour laquelle on le confond souvent avec le traditionalisme et l’immobilisme. Ce corpus d’idées se mêle d’« habitudes » qu’un des fondateurs de la sociologie moderne, Karl Mannheim, nomme « intentions de base », la première étant de maintenir les conditions du vivre-ensemble… en s’inscrivant dans la continuité. Il n’a pas de finalité en vue, car il se fonde moins sur des fins que sur des procédures, comme la démocratie pure, ou la common law britannique.

     

    Félix Croissant, pour le SOCLE

    La critique positive de Qu'est-ce que le conservatisme ? au format .pdf.

     

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  • L'Archéofuturisme, de Guillaume Faye

    Écrit en 1998, l’Archéofuturisme de Guillaume Faye est un livre à la dimension prophétique, analysant les menaces pesant sur le monde actuel et leur inévitable aggravation et convergence (convergence des catastrophes). Au-delà des analyses présentes dans cette ouvrage et qui se révéleront justes, Guillaume Faye fourni également un ensemble de mesures à mêmes de relever le monde après sa nécessaire chute qui surviendra pendant le XXIe siècle. Cette réponse, qui prend la forme d’une synthèse dialectique entre considérations traditionnelles et vision prométhéenne du monde s’appelle l’archéofuturisme.


    Par Gwendal Crom, pour le SOCLE

     

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  • De Architectura, de Vitruve

    "Aucune [des parties des ouvrages des Grecs] ne représente une chose impropre : toutes sont fondées sur la Nature, dont jamais ils ne s'écartent ; jamais ils n'ont approuvé ce dont la raison et la vérité ne pouvait soutenir l'explication. C'est d'après ces principes qu'ils ont établi pour chaque ordre les proportions qu'ils nous ont laissé."

     

    Marcus Vitruvius Pollion, dit Vitruve, est l'auteur du plus ancien traité d'architecture nous étant parvenu. Architecte lui-même et partisan du classicisme le plus pur, il devint, à partir de la Renaissance, la plus haute autorité en ce domaine. L'adjectif vitruvienne désignant une architecture classique exempte d'erreurs. Le De Architectura, publié un quart de siècle avant notre ère, expose avec clarté et précision les lois proportionnelles et ornementales permettant de bâtir en accord avec la nature, la raison et la beauté. Il restera le seul manuel d'architecture connu avant la publication, en 1485, soit mil cinq cents ans plus tard, du De Re Aedificatoria d'Alberti, qui d'ailleurs appelle au respect des règles vitruviennes dans une renaissance des arts antiques.

     

    Gaspard Valènt, pour le SOCLE

     

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  • L’Esthétique de la vie, de William Morris

      L'Esthétique de la vie est un discours prononcé par William Morris (1) devant la Society of Art and School of Design de Birmingham en 1896, quelques mois avant sa mort à l'âge de soixante-deux ans. Il fut imprimé la même année dans le journal La Société nouvelle, accompagné de cette citation de Juvénal, dénonciatrice d'une précédente décadence : « Propter vitam vivendi perdere causas », soit « Pour vivre, perdre la raison de vivre. » (2)

    Annonciatrice des malheurs allant s'abattre sur l'Europe avec son industrialisation, L'Esthétique de la vie est l'occasion pour nous de revenir sur un siècle de chute dont le versant historique fut si bien décrit par Dominique Venner dans Le Siècle de 1914. Ici, et en compagnie de William Morris, nous contemplerons désolés la destruction de nos environnements, spirituel comme naturel, les deux étant indéfectiblement liés ainsi que le titre de l'ouvrage, L'Esthétique de la vie, nous le rappelle. Mais la désolation et les pleurs n'ont qu'un temps nous enseigne Athéna, déesse de la guerre et des artisans. Plus que jamais, notre esthétique doit être un combat.

     

    Par Gaspard Valènt, pour le SOCLE

     

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  • Le Prince, de Nicolas Machiavel

       « Il Principe »  (Le Prince), de Niccolo Machiavelli, marque en 1532 la naissance d'une science politique européenne, distincte de la philosophie et de l'Histoire. Machiavélisme et anti-machiavélisme n'ont depuis cessé d'agiter les débats.

    Toute réflexion politique quant à l'avenir de notre civilisation doit s'appuyer sur les fondements de la Tradition européenne. Concernant l’œuvre de Machiavel, pourtant fondatrice, il est courant de l'approuver ou de la condamner sans même la connaître réellement. L'histoire tourmentée de cet ouvrage est sans doute une conséquence de sa mise à l'index par le pape Paul IV en 1559, interdisant à tout catholique de l'imprimer ou de le lire. Cette critique positive a donc pour but de résumer le contenu réel de ce traité, et d'en étudier la pertinence dans notre siècle, comme l'ont fait avant nous Olivier Cromwell, Frédéric le Grand, Napoléon Bonaparte, Joseph Staline, et Benito Mussolini. Les catholiques n'auront donc pas à passer outre l'interdit papal, et pourront comme les autres, aussi peu machiavéliques qu'ils soient, s'interroger sur les dures réalités de la conquête et de l'exercice du pouvoir.

    « La politique a ses propres règles, qui ne sont pas celles de l'éthique », disait Dominique Venner. Ce constat lucide l'avait conduit à la posture d'historien méditatif, préférant laisser à d'autres le rôle de combattant politique. Chaque Européen attaché à notre Tradition devrait à son tour procéder à son examen de conscience, et, appliquant le précepte socratique du « connais-toi toi-même », trouver sa manière de s'engager, qu'elle soit culturelle, politique, ou économique. Nous espérons que cette contribution saura vous aider à faire un choix éclairé, et vous permettre de juger avec un peu plus de recul les stratégies adoptées par les responsables politiques (qu'ils se revendiquent ou non de la Tradition européenne, et que cette revendication soit leur fin ou leur moyen).

     

    Par Hans Abgrall, pour le SOCLE

    La critique positive du Prince au format .pdf

     

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