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Tradition chrétienne

  • L'Europe, une civilisation politique ?

  • La crise de l'Esprit, de Paul Valéry

    La Crise de l’Esprit est ce qu’on peut appeler un coup de Sang. Valéry, à l’instar des autres intellectuels de son temps, a été frappé de constater que l’Europe amorçait son suicide.

    Coup de sang de 1919, initialement paru sous forme de deux lettres ouvertes dans la revue londonienne The Athenaeum, puis un peu plus tard la même année en français dans la NRF sous le nom qu’on lui retient aujourd’hui : La Crise de l’Esprit. Le texte suivant, au titre sobre et percutant, L’Européen, apparaît indissociable du premier. Il correspond aux lignes d’une conférence donnée à l’Université polytechnique de Zürich le 15 novembre 1922 par Valéry, sur le thème de l’identité européenne. Si La Crise de l’Esprit était le cri – à chaud – d’un intellectuel profondément choqué par les récents événements majeurs, L’Européen semble en être le prolongement analytique, ouvrant une réflexion avec un recul de 3 années sur la tragédie de la guerre.

     

    Viens dès le titre la première interrogation du lecteur : De quel esprit parle-t-on là ? L’Esprit Européen, bien naturellement. Deux grandes ambitions dans ces lignes de Valéry peuvent alors se distinguer : la première est d’ouvrir le débat, et une tentative de répondre à ces questions : Comment une telle catastrophe a-t-elle pu se produire ? Comment en est-on arrivé à ce qu’il convient de qualifier de suicide ? Et une fois la guerre finie, de quoi la Crise est-elle le nom ? La seconde – plus académique – est une tentative de définition de notre identité. Ou sous forme interrogative : Qu’est-ce que l’Europe ? Qui appelle-t-on Européen ?

     

    Arrêtons nous donc ici naturellement en deux temps, suivant les ambitions de l’auteur.

     

     

    Vaslav Godziemba, pour le SOCLE

    La critique positive de La Crise de L'Esprit au format .pdf

     

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  • Colloque ILIADE le samedi 7 avril

  • Livre du Coeur d'amour épris, de René d'Anjou

    La courtoisie est un art de vivre européen caractéristique du Moyen Age. Sans doute lui est-il antérieur, les récentes études sur les troubadours occitans de l'Antiquité semblent montrer combien le fin'amor, comme on disait autrefois, plonge ses racines dans notre histoire la plus profonde. Toujours est-il que c'est entre le XIIe et le XVIe siècle que la courtoisie s'affirme comme la règle de vie du noble européen. Courage dans la guerre et douceur dans l'amour. Durant le Bas Moyen Age, les romans chevaleresques véhiculent la courtoisie et en codifient les règles. L'homme courtois se montre fidèle et loyal envers sa mie, qu'il aime, protège et comble. Il se montre obéissant envers son seigneur et son destin, ne craint point la mort et préfère mil fois son honneur à sa vie. Il ne bat point son épouse, se montre large et généreux envers elle et lui écrit poèmes et lettres douces. Il se bat pour augmenter l'estime qu'elle lui porte, au tournoi comme à la guerre, qu'il y meure ou y survive. Le Livre du Cœur d'amour épris, écrit au milieu du XVe siècle par le Bon Roi René, est un grand classique de la littérature courtoise en même temps qu'un étrange roman onirique, comme le Moyen Age savait en produire, citons Les Visions du chevalier Tondal du Getty. Les ouvrages du Roi René correspondent à l'âge d'or de la civilisation européenne médiévale : poésie courtoise et codification du tournoi, architecture gothique flamboyante et peinture flamande à l'huile, enluminures minutieuses et art de vivre chevaleresque. A la lecture de cet ouvrage, c'est tout cet univers de conte de fées qui se révèle à nous.

     

    Gaspard Valènt, pour le SOCLE

     

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  • L’Homme Eternel, de Gilbert Keith Chesterton

    S’il est des œuvres immenses, inspirées, qui par leur poésie et leur profondeur peuvent attiser la foi même chez le plus acerbe des athées, L’Homme Eternel (The Everlasting Man dans sa version originale) de G.K. Chesterton pourrait assurément être la première. Initialement conçue par l’auteur comme une réponse à la vision de l’histoire progressiste et relativiste de The Outline of History (1920) de son contradicteur et ami H.G. Wells, l’œuvre transforme cet imposant prétexte en l’illustration de la grande aventure de l’humanité et du sens catholique de l’histoire.

    Formellement, L’Homme Eternel est découpé en deux parties : la première s’attache à la description et à l’analyse de l’épopée païenne des hommes, là où la seconde ouvre naturellement sur sa suite chronologique, l’histoire de ces-derniers au lendemain de la révolution que fut l’avènement du Christ.

    Encensé dès sa parution par les plus grands contemporains de son auteur, dont George Orwell, Ernest Hemingway, H.G. Wells et J.R.R. Tolkien, c’est indubitablement C.S. Lewis qui restera le plus marqué par l’ouvrage. Ce-dernier, pourtant athée militant depuis ses jeunes années, se convertit après la lecture de L’Homme Eternel, comme frappé par le Divin. Il décrivit plus tard dans ses correspondances l’œuvre comme « la meilleure défense populaire du christianisme » qu’il connaissait. Dans la volonté du SOCLE de définir les fondements de la grande Tradition européenne et ce qu’elle a donné de plus grand, il n’était désormais plus possible de passer à côté de ce monument de l’apologétique chrétienne du début  XXe.

     

    Vaslav Godziemba, pour le SOCLE

    La critique positive de L'Homme Eternel au format .pdf

     

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