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Tradition païenne

  • A propos des Dieux, de Jean-François Gautier

     

    A propos des Dieux est le dernier ouvrage de Jean-François Gautier et le premier de la nouvelle collection LONGUE MEMOIRE de l’Institut Iliade.

    A propos des Dieux n’est pas un catalogue de Dieux dont on nous fournirait la description et les attributions. Non, comme le dit l’auteur en ouverture de cet ouvrage, il s’agit ici de tirer des paganismes européens et des sociétés qui les virent naître, les enseignements philosophiques, politiques et éthiques dont l’Européen moderne pourra s’inspirer dans un monde en pleine décomposition/recomposition.

    En effet, face à un monde proclamant l’universalité de certaines valeurs et en particulier de certains « droits », un monde niant toute spécificité, tout particularisme aux Européens, ces derniers pourront avec Jean-François Gautier méditer l’exemple du dualisme Hestia/Hermès  (chapitre II) qui définit et sanctuarise l’intérieur et l’extérieur. Intérieur et extérieur du foyer, de la cité, de la colonisation. Etre capable de désigner un Nous, le sacraliser est la condition sine qua non d’une ouverture sur l’extérieur et le fondement de tout esprit de conquête (chose faisant profondément défaut aux Européens aujourd’hui). Comme le note justement l’auteur : « L’Europe ainsi administrée a perdu sa marque européenne. Elle n’a pas encore construit son espace dynamique, ni incarné sa géographie de l’invisible. Il y a là, pour les jeunes générations, une tâche à entreprendre ».

    Et ce monde en pleine décomposition/recomposition que nous évoquons plus haut, c’est armé de ces vertus païennes, de ces antiques conceptions du monde qu’il faut l’affronter nous dit Jean-François Gautier. En effet, à un sens de l’histoire (messianisme politique déjà évoqué par l’auteur dans un précédent ouvrage*) dérivant d’une origine d’un monde connue et révélée (chapitre I), nos ancêtres avait fait le choix de l’imprévu dans l’histoire, d’un rapport dynamique au monde, d’une incertitude qu’il fallait affronter par des actes concrets trempés dans la volonté d’excellence (chapitre VI). Puisque rien n’est écrit, que le devenir n’est que l’articulation divine des causes et des conséquences, charge à chacun de s’insérer dans cette grande danse qu’est la vie et d’y trouver sa juste place. C’est là le sens du « Connais-toi toi-même » gravé à l’entrée du temple de Delphes comme le rappelle l’auteur.

    Ce que nous dit au final Jean-François Gautier au travers de cet ouvrage, c’est que notre vision du monde et nos croyances ne devraient pas avoir pour but consolation et rassurance forgées dans la certitude d’une vérité révélée. « La révélation païenne », pour reprendre les termes d’un Sylvain Tesson, fonde au contraire un socle d’exigences aristocratiques dont la finalité est de nous rendre aptes à affronter un monde marqué par l’imprévisible et la funeste apparition de l’ennemi, tout comme d’en apprécier la beauté tour à tour sauvage et tranquille.

     

    A propos des Dieux, Jean-François Gautier. La Nouvelle Librairie éditions    

     

    * Le sens de l'histoire: une histoire du messianisme en politique, Jean-François Gautier. ELLIPSES

  • L'Archéofuturisme, de Guillaume Faye

    Écrit en 1998, l’Archéofuturisme de Guillaume Faye est un livre à la dimension prophétique, analysant les menaces pesant sur le monde actuel et leur inévitable aggravation et convergence (convergence des catastrophes). Au-delà des analyses présentes dans cette ouvrage et qui se révéleront justes, Guillaume Faye fourni également un ensemble de mesures à mêmes de relever le monde après sa nécessaire chute qui surviendra pendant le XXIe siècle. Cette réponse, qui prend la forme d’une synthèse dialectique entre considérations traditionnelles et vision prométhéenne du monde s’appelle l’archéofuturisme.


    Par Gwendal Crom, pour le SOCLE

     

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  • De Architectura, de Vitruve

    "Aucune [des parties des ouvrages des Grecs] ne représente une chose impropre : toutes sont fondées sur la Nature, dont jamais ils ne s'écartent ; jamais ils n'ont approuvé ce dont la raison et la vérité ne pouvait soutenir l'explication. C'est d'après ces principes qu'ils ont établi pour chaque ordre les proportions qu'ils nous ont laissé."

     

    Marcus Vitruvius Pollion, dit Vitruve, est l'auteur du plus ancien traité d'architecture nous étant parvenu. Architecte lui-même et partisan du classicisme le plus pur, il devint, à partir de la Renaissance, la plus haute autorité en ce domaine. L'adjectif vitruvienne désignant une architecture classique exempte d'erreurs. Le De Architectura, publié un quart de siècle avant notre ère, expose avec clarté et précision les lois proportionnelles et ornementales permettant de bâtir en accord avec la nature, la raison et la beauté. Il restera le seul manuel d'architecture connu avant la publication, en 1485, soit mil cinq cents ans plus tard, du De Re Aedificatoria d'Alberti, qui d'ailleurs appelle au respect des règles vitruviennes dans une renaissance des arts antiques.

     

    Gaspard Valènt, pour le SOCLE

     

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  • L’Esthétique de la vie, de William Morris

      L'Esthétique de la vie est un discours prononcé par William Morris (1) devant la Society of Art and School of Design de Birmingham en 1896, quelques mois avant sa mort à l'âge de soixante-deux ans. Il fut imprimé la même année dans le journal La Société nouvelle, accompagné de cette citation de Juvénal, dénonciatrice d'une précédente décadence : « Propter vitam vivendi perdere causas », soit « Pour vivre, perdre la raison de vivre. » (2)

    Annonciatrice des malheurs allant s'abattre sur l'Europe avec son industrialisation, L'Esthétique de la vie est l'occasion pour nous de revenir sur un siècle de chute dont le versant historique fut si bien décrit par Dominique Venner dans Le Siècle de 1914. Ici, et en compagnie de William Morris, nous contemplerons désolés la destruction de nos environnements, spirituel comme naturel, les deux étant indéfectiblement liés ainsi que le titre de l'ouvrage, L'Esthétique de la vie, nous le rappelle. Mais la désolation et les pleurs n'ont qu'un temps nous enseigne Athéna, déesse de la guerre et des artisans. Plus que jamais, notre esthétique doit être un combat.

     

    Par Gaspard Valènt, pour le SOCLE

     

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  • Le Cœur Rebelle, de Dominique Venner

    Le Cœur rebelle est un livre à part dans l’œuvre de Dominique Venner. L’homme n’aimait pas parler de lui, sa spartiate pudeur l’en empêchant. Parler de soi ou du passé faisait partie des choses qui l’ennuyaient au plus haut point. Etre tourné vers l’avenir et l’action plutôt que vers le passé et le ressentiment, voici une leçon que l’historien méditatif souhaitait voir comprise par bien des nôtres. Mais revenir sur son parcours personnel constitue parfois une nécessité, qu’elle soit d’ordre personnelle ou permettant de transmettre une expérience, des exemples à ceux qui nous succèderont. Ce retour à soi ne fut cependant pas chose aisée. Comme il est inscrit en quatrième de couverture et en page 190 du livre: « Il a fallu du temps pour digérer les passions, les affronts, les massacres, toute cette haine déversée sur les nôtres. Il fallut du temps pour atteindre à une vue élargie et apaisée, pour passer d’un nationalisme de combat à la conscience sereine de l’identité. Oui, il a fallu du temps pour en arriver à cette idée nouvelle qu’en affirmant l’identité de « mon peuple » je défends celle de tous les peuples, qu’en assurant le droit égal de chaque culture, j’assume le même droit pour les miens ». Un effort qui ramènera Dominique Venner sur son engagement pendant la guerre d’Algérie puis sur son combat politique jusqu’en 1967, date à laquelle il se muera peu à peu en l’historien méditatif que nous connaissons.


    Par Gwendal Crom, pour le SOCLE

    La critique positive du Coeur Rebelle au format .pdf

     

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