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roman

  • Livre du Coeur d'amour épris, de René d'Anjou

    La courtoisie est un art de vivre européen caractéristique du Moyen Age. Sans doute lui est-il antérieur, les récentes études sur les troubadours occitans de l'Antiquité semblent montrer combien le fin'amor, comme on disait autrefois, plonge ses racines dans notre histoire la plus profonde. Toujours est-il que c'est entre le XIIe et le XVIe siècle que la courtoisie s'affirme comme la règle de vie du noble européen. Courage dans la guerre et douceur dans l'amour. Durant le Bas Moyen Age, les romans chevaleresques véhiculent la courtoisie et en codifient les règles. L'homme courtois se montre fidèle et loyal envers sa mie, qu'il aime, protège et comble. Il se montre obéissant envers son seigneur et son destin, ne craint point la mort et préfère mil fois son honneur à sa vie. Il ne bat point son épouse, se montre large et généreux envers elle et lui écrit poèmes et lettres douces. Il se bat pour augmenter l'estime qu'elle lui porte, au tournoi comme à la guerre, qu'il y meure ou y survive. Le Livre du Cœur d'amour épris, écrit au milieu du XVe siècle par le Bon Roi René, est un grand classique de la littérature courtoise en même temps qu'un étrange roman onirique, comme le Moyen Age savait en produire, citons Les Visions du chevalier Tondal du Getty. Les ouvrages du Roi René correspondent à l'âge d'or de la civilisation européenne médiévale : poésie courtoise et codification du tournoi, architecture gothique flamboyante et peinture flamande à l'huile, enluminures minutieuses et art de vivre chevaleresque. A la lecture de cet ouvrage, c'est tout cet univers de conte de fées qui se révèle à nous.

     

    Gaspard Valènt, pour le SOCLE

     

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  • L'Homme qui savait la langue des serpents, d'Andrus Kivirähk

    L'Homme qui savait la langue des serpents est un roman estonien d'Andrus Kivirähk paru en 2007 et traduit en français en 2013. Empruntant à la fois à la satire sociale d'inspiration russe, au roman d'apprentissage allemand, aux sagas scandinaves et aux contes estoniens, c'est déjà une œuvre culte dans son pays d'origine, entres autres pour ses personnages hauts en couleurs, son style, et son humour à la fois grinçant et bon enfant. Ainsi, tout en restant d'une profondeur vertigineuse quand on a le recul nécessaire, la lecture est accessible dès l'âge de 12 ou 15 ans.

     

    Hans Abgrall, pour le SOCLE

    La critique positive de L'Homme qui savait la langue des serpents au format .pdf

     

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