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politique

  • Le Prince, de Nicolas Machiavel

       « Il Principe »  (Le Prince), de Niccolo Machiavelli, marque en 1532 la naissance d'une science politique européenne, distincte de la philosophie et de l'Histoire. Machiavélisme et anti-machiavélisme n'ont depuis cessé d'agiter les débats.

    Toute réflexion politique quant à l'avenir de notre civilisation doit s'appuyer sur les fondements de la Tradition européenne. Concernant l’œuvre de Machiavel, pourtant fondatrice, il est courant de l'approuver ou de la condamner sans même la connaître réellement. L'histoire tourmentée de cet ouvrage est sans doute une conséquence de sa mise à l'index par le pape Paul IV en 1559, interdisant à tout catholique de l'imprimer ou de le lire. Cette critique positive a donc pour but de résumer le contenu réel de ce traité, et d'en étudier la pertinence dans notre siècle, comme l'ont fait avant nous Olivier Cromwell, Frédéric le Grand, Napoléon Bonaparte, Joseph Staline, et Benito Mussolini. Les catholiques n'auront donc pas à passer outre l'interdit papal, et pourront comme les autres, aussi peu machiavéliques qu'ils soient, s'interroger sur les dures réalités de la conquête et de l'exercice du pouvoir.

    « La politique a ses propres règles, qui ne sont pas celles de l'éthique », disait Dominique Venner. Ce constat lucide l'avait conduit à la posture d'historien méditatif, préférant laisser à d'autres le rôle de combattant politique. Chaque Européen attaché à notre Tradition devrait à son tour procéder à son examen de conscience, et, appliquant le précepte socratique du « connais-toi toi-même », trouver sa manière de s'engager, qu'elle soit culturelle, politique, ou économique. Nous espérons que cette contribution saura vous aider à faire un choix éclairé, et vous permettre de juger avec un peu plus de recul les stratégies adoptées par les responsables politiques (qu'ils se revendiquent ou non de la Tradition européenne, et que cette revendication soit leur fin ou leur moyen).

     

    Par Hans Abgrall, pour le SOCLE

    La critique positive du Prince au format .pdf

     

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  • Théorie de la propriété, de Pierre-Joseph Proudhon

    Maurras disait : « Je ne dirai jamais lisez Proudhon à qui a débuté par la doctrine réaliste et traditionnelle, mais je n'hésiterai pas à donner ce conseil à quiconque ayant connu les nuées de l'économie libérale ou collectiviste, ayant posé en termes juridiques ou métaphysiques le problème de la structure sociale, a besoin de retrouver les choses vivantes sous les signes sophistiqués ou sophistiqueurs ! Il y a dans Proudhon un fort goût des réalités qui peut éclairer bien des hommes ».   Étant donnée la forte carence en textes économiques chez les penseurs attachés à l'héritage européen, et surtout le fait que toute notre génération a uniquement « connu les nuées de l'économie libérale ou collectiviste », l'analyse traditionnelle et critique de ses théories économiques semble être un antidote indispensable. Il faut aussi prendre en compte les origines rurales de Proudhon, son éducation traditionnelle, sa défense de l'artisanat et de la paysannerie, de la structure familiale, etc. Son univers mental et culturel est clairement celui de la société pré-industrielle, avant que la domination des idéologies n'étende sa chape de plomb sur le monde de la pensée.

     

    Hans Abgrall, pour le SOCLE

     

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  • De Regno, de Saint Thomas d'Aquin

    De Regno (Du Royaume) est un traité politique écrit par Saint-Thomas d’Aquin à l’attention du Roi de Chypre. Des mots mêmes de son auteur, l’ouvrage traite de « l’origine du gouvernement, de ce qui a trait aux devoirs des rois et de l’opinion qu’ont les philosophes et les princes les plus loués sur la question »2. L’œuvre est considérée comme le socle fondamental de la doctrine politique et sociale de l’Eglise catholique Romaine. Souvent comparé au Prince de Machiavel par les historiens de la pensée, les deux textes ne se rejoignent guère que dans la renommée ultérieure dont ils furent auréolés. En effet Saint-Thomas et Machiavel s’opposent fondamentalement tant sur la question des fins poursuivies par les gouvernants que par les moyens et les qualités qui leurs sont requis afin d’y parvenir.

    Le traité de Regno est composé de deux livres, découpés respectivement en quinze et quatre chapitres. Pour la clarté de la Critique, trois parties sont ici discernées : dans une première, fortement inspirée de La Politique d’Aristote3, est analysée les différents types de régimes politiques possibles pour une Cité, à leurs intérêts et dangers respectifs, en vue de discerner quel serait le meilleur d’entre tous ; une deuxième ayant trait aux devoirs et à l’exercice du pouvoir des rois ; enfin une troisième, relativement liée aux deux autres par son propos, traitant de l’organisation concrète de la Vie dans la Cité et des facteurs sur lesquels jouer pouvant améliorer les conditions de vie, le commerce et la production dans la Cité.

     

    Vaslav Godziemba, pour le SOCLE

    La critique positive du De Regno au format .pdf

     

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