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philosophie

  • L'École d'Athènes, Raphaël (1508-1512)

    L’École d'Athènes, Raphaël, fresque de 7,70 mètres de large exécutée de 1508 à 1512 dans les Chambres du Vatican.

     

    Transposer en peinture le génie de la pensée européenne et rendre un éternel hommage aux hommes qui l'incarnèrent, tel fut le défi relevé par Raphaël. Ouvrant les temps de la Renaissance, cette fresque nous montre que tout mouvement, toute ascension ne se fait que dans la reconnaissance de l’œuvre des pères et des sommets qu'ils atteignirent. Reconnaitre, c'est tout à la fois faire preuve de gratitude à leur égard, se reconnaitre dans leur exemple et réapprendre la Tradition qui nous habite et nous lie. Ce que Raphaël donne enfin à voir, c'est la pluralité et l'unité de leur marche vers la Connaissance et le Beau, définition abrégée de toute sagesse.

     

    Gaspard Valènt, pour le SOCLE

     

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  • Le Discours de Ratisbonne de Benoit XVI

    Le discours de Ratisbonne est un discours prononcé le 12 Septembre 2006 à l’occasion d’une visite du pape Benoit XVI à l’Université de la même ville, au sein de laquelle il a enseigné pendant presque 20 ans, devant un parterre d’universitaires et d’étudiants de toutes disciplines. Le discours, intitulé « Foi, raison et université – Souvenirs et réflexions » est un exercice de mise en lumière des liens forts unissant la Foi et la Raison, à une époque où un occident déchristianisé aurait tendance à exclure irrémédiablement l’une au profit de l’autre.

    Centré sur cette réflexion, le propos du pape sera décliné autour des rapports entre religions et violences, de la définition de l’identité européenne et du processus de déshellénisation de la pensée chrétienne à l’œuvre depuis la Réforme protestante. Ce texte, que les traditionnalistes considèrent comme la pierre angulaire d’une renaissance de la tradition au sein de l’Eglise Catholique Romaine, a été l’objet de vive polémiques dès sa parution dans les pays musulmans et les pays de tendances atlantistes en raison de passage faisant référence à un éclairage particulier donné à la question de la violence dans la doctrine de l’Islam3et plus fondamentalement car il a été perçu par certaines forces politiques atlantistes4 comme l’expression d’un contre-pouvoir au modèle anglo-saxon dominant, soit comme une tentative d’affirmation claire et forte d’une assise, d’une identité, et donc d’une souveraineté éminemment européenne.

     

    Vaslav Godziemba, pour le SOCLE

    La critique positive du Discours de Ratisbonne au format .pdf

     

     

     

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  • La Cité de Dieu, de Saint-Augustin

    La Cité de Dieu (en latin De Civitate Dei contra paganos : La Cité de Dieu contre les païens) est l’œuvre la plus aboutie d'Augustin d'Hippone. Sa rédaction lui prendra 13 ans, de 413 à 426. Elle est composée de vingt-deux livres, embrassant un champ d'études et de réflexions si vaste qu'il est malaisé de définir l’œuvre de manière univoque. Initialement écrite afin de répondre aux interrogations et de calmer l'agitation légitime suscitées par le sac de Rome en 410, elle sort du seul cadre de l'« écrit de circonstances » pour bâtir la matrice doctrinale qui fournira plus tard ses grandes orientations au dogme de l’Église Catholique Romaine. Le traumatisme collectif que représentait la destruction de Rome trouve ici un apaisement dans le sens donné à l'Histoire du monde par Augustin, et dans ses disputations théologiques, philosophiques et morales face aux mœurs romaines (principalement dirigées à l'encontre du culte panthéiste gréco-romain et de ses implications concrètes). Véritable porte d'entrée de la pensée européenne dans la modernité, elle est l’œuvre la plus recopiée du Moyen-âge (avant même la Bible et les Évangiles). La Cité de Dieu aura joué un rôle de socle de réflexions fondamental durant des siècles pour la quasi-totalité des penseurs européens, des théologiens qui succédèrent à Augustin jusqu'aux contemporains et post-modernes tel qu'Heidegger ou Hannah Arendt.

     
    Vous Est ici proposée, ami lecteur, la critique positive de cette œuvre fondamentale. Celle-ci suit le développement effectué par Augustin, livre par livre, et tâche de tirer sa substantifique moelle de chaque réflexion abordée, autant que de mettre en lumière sa place au cœur de la Grande Tradition Européenne.

     

    Vaslav Godziemba, pour le SOCLE

    Accédez ici à la critique positive complète de La Cité de Dieu au format .pdf

     

  • Le Manuel d'Épictète

    Parmi les philosophies antiques, le stoïcisme tient une grande place. Traversant l'antiquité grecque et l'antiquité romaine sur près de six siècles, symbole du sérieux et de l'abnégation de tout un peuple, l'école du Portique apprend à ses disciples à vivre en harmonie avec l'univers et ses lois. Maîtrise de soi, courage, tenue, éthique, ce sont là quelques mots clés pour comprendre le stoïcisme. Le Manuel 1 d'Epictète, condensé de cette sagesse, permet à chaque Européen de renouer avec les plus rigoureuses racines de notre civilisation. Brillant exemple de ce que pouvait produire l'univers mental propre au paganisme européen, le stoïcisme continuera d'irriguer la pensée européenne sur la longue durée (avec notamment le mouvement du néo-stoïcisme de la Renaissance). Et au delà de la longue durée, il est important de souligner l'actualité de la philosophie stoïcienne. Philosophie de temps de crise comme le souligne son histoire, le stoïcisme redirige l'homme vers l'action.

     

    Structure de l’œuvre: Le Manuel est volontairement court. Il s'agit d'un condensé des leçons données par Epictète. Si court qu'il soit, on pourrait s'attendre à une idée différente à chaque aphorisme. Et pourtant les idées centrales ne sont que quelques-unes. Le lecteur ne doit donc pas s'étonner de voir répétées sous des formes différentes, à partir d'observations différentes, les mêmes idées. Ce manuel est un précis de gymnastique, une gymnastique de l'âme. Quelques mouvements y sont codifiés. Ce qui importe n'est pas le nombre mais bien la perfection dans l'exécution. Que chacun puisse donc y voir une porte d'entrée vers une métaphysique de l'absolu, celle de nos origines et qui s'oppose à la métaphysique de l'illimité dans laquelle nous nous perdons aujourd'hui.

     

    Gwendal Crom, pour le SOCLE

    La critique positive du Manuel d’Épictète au format .pdf

     

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