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europe

  • L’Esthétique de la vie, de William Morris

      L'Esthétique de la vie est un discours prononcé par William Morris (1) devant la Society of Art and School of Design de Birmingham en 1896, quelques mois avant sa mort à l'âge de soixante-deux ans. Il fut imprimé la même année dans le journal La Société nouvelle, accompagné de cette citation de Juvénal, dénonciatrice d'une précédente décadence : « Propter vitam vivendi perdere causas », soit « Pour vivre, perdre la raison de vivre. » (2)

    Annonciatrice des malheurs allant s'abattre sur l'Europe avec son industrialisation, L'Esthétique de la vie est l'occasion pour nous de revenir sur un siècle de chute dont le versant historique fut si bien décrit par Dominique Venner dans Le Siècle de 1914. Ici, et en compagnie de William Morris, nous contemplerons désolés la destruction de nos environnements, spirituel comme naturel, les deux étant indéfectiblement liés ainsi que le titre de l'ouvrage, L'Esthétique de la vie, nous le rappelle. Mais la désolation et les pleurs n'ont qu'un temps nous enseigne Athéna, déesse de la guerre et des artisans. Plus que jamais, notre esthétique doit être un combat.

     

    Par Gaspard Valènt, pour le SOCLE

     

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  • Le Prince, de Nicolas Machiavel

       « Il Principe »  (Le Prince), de Niccolo Machiavelli, marque en 1532 la naissance d'une science politique européenne, distincte de la philosophie et de l'Histoire. Machiavélisme et anti-machiavélisme n'ont depuis cessé d'agiter les débats.

    Toute réflexion politique quant à l'avenir de notre civilisation doit s'appuyer sur les fondements de la Tradition européenne. Concernant l’œuvre de Machiavel, pourtant fondatrice, il est courant de l'approuver ou de la condamner sans même la connaître réellement. L'histoire tourmentée de cet ouvrage est sans doute une conséquence de sa mise à l'index par le pape Paul IV en 1559, interdisant à tout catholique de l'imprimer ou de le lire. Cette critique positive a donc pour but de résumer le contenu réel de ce traité, et d'en étudier la pertinence dans notre siècle, comme l'ont fait avant nous Olivier Cromwell, Frédéric le Grand, Napoléon Bonaparte, Joseph Staline, et Benito Mussolini. Les catholiques n'auront donc pas à passer outre l'interdit papal, et pourront comme les autres, aussi peu machiavéliques qu'ils soient, s'interroger sur les dures réalités de la conquête et de l'exercice du pouvoir.

    « La politique a ses propres règles, qui ne sont pas celles de l'éthique », disait Dominique Venner. Ce constat lucide l'avait conduit à la posture d'historien méditatif, préférant laisser à d'autres le rôle de combattant politique. Chaque Européen attaché à notre Tradition devrait à son tour procéder à son examen de conscience, et, appliquant le précepte socratique du « connais-toi toi-même », trouver sa manière de s'engager, qu'elle soit culturelle, politique, ou économique. Nous espérons que cette contribution saura vous aider à faire un choix éclairé, et vous permettre de juger avec un peu plus de recul les stratégies adoptées par les responsables politiques (qu'ils se revendiquent ou non de la Tradition européenne, et que cette revendication soit leur fin ou leur moyen).

     

    Par Hans Abgrall, pour le SOCLE

    La critique positive du Prince au format .pdf

     

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  • Europa, tome I, de Robert Steuckers

    Fruit d'un travail long de plusieurs années, Europa est une trilogie consacrée à l'Europe, analysée sous l'angle géopolitique. Porté par le temps et l'espace longs, le travail de Robert Steuckers a pour ambition de fournir des solutions à son désenclavement. Tétanisée, prise en étau entre une Asie inaccessible et une Amérique hégémonique, l'Europe est également prisonnière de son univers mental, l’empêchant de prendre conscience d'elle-même et inhibant tout réflexe de puissance ou même de survie. Et comme nous l'explique Robert Steuckers, c'est précisément la position précaire de l'Europe, petit promontoire à l’extrême ouest du continent eurasiatique, qui façonna l'histoire de l'Europe et la mentalité européenne.

    De la méditation de notre histoire et analysant les rapports de force animant le monde contemporain, Robert Steuckers recherche les pistes d'une renaissance européenne, tant culturelle que géopolitique et nous livre ici le résultats de ses réflexions. Europa est un plaidoyer civilisationnel comme il en existe encore trop peu aujourd'hui. De nos plus lointains ancêtres à la conquête de l'espace, l'esprit qui doit nous animer est contenu dans ces trois tomes dont le SOCLE vous livre à présent la critique positive.


    Par Gwendal Crom, pour le SOCLE

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  • L'Europe, une civilisation politique ?

  • La crise de l'Esprit, de Paul Valéry

    La Crise de l’Esprit est ce qu’on peut appeler un coup de Sang. Valéry, à l’instar des autres intellectuels de son temps, a été frappé de constater que l’Europe amorçait son suicide.

    Coup de sang de 1919, initialement paru sous forme de deux lettres ouvertes dans la revue londonienne The Athenaeum, puis un peu plus tard la même année en français dans la NRF sous le nom qu’on lui retient aujourd’hui : La Crise de l’Esprit. Le texte suivant, au titre sobre et percutant, L’Européen, apparaît indissociable du premier. Il correspond aux lignes d’une conférence donnée à l’Université polytechnique de Zürich le 15 novembre 1922 par Valéry, sur le thème de l’identité européenne. Si La Crise de l’Esprit était le cri – à chaud – d’un intellectuel profondément choqué par les récents événements majeurs, L’Européen semble en être le prolongement analytique, ouvrant une réflexion avec un recul de 3 années sur la tragédie de la guerre.

     

    Viens dès le titre la première interrogation du lecteur : De quel esprit parle-t-on là ? L’Esprit Européen, bien naturellement. Deux grandes ambitions dans ces lignes de Valéry peuvent alors se distinguer : la première est d’ouvrir le débat, et une tentative de répondre à ces questions : Comment une telle catastrophe a-t-elle pu se produire ? Comment en est-on arrivé à ce qu’il convient de qualifier de suicide ? Et une fois la guerre finie, de quoi la Crise est-elle le nom ? La seconde – plus académique – est une tentative de définition de notre identité. Ou sous forme interrogative : Qu’est-ce que l’Europe ? Qui appelle-t-on Européen ?

     

    Arrêtons nous donc ici naturellement en deux temps, suivant les ambitions de l’auteur.

     

     

    Vaslav Godziemba, pour le SOCLE

    La critique positive de La Crise de L'Esprit au format .pdf

     

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