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contre-révolution

  • Qu'est-ce que le conservatisme ?, de Jean-Philippe Vincent

    Le conservatisme jouit en France d’une réputation exécrable, que nous avons déjà étudiée dans une précédente critique positive, dédiée à l’essai Conservateur, soyez fiers !, de Guillaume Perrault. Il est affecté de deux tares : d’abord, son assimilation au néoconservatisme américain, belliqueux et ultracapitaliste ; ensuite, son association à l’immobilisme. Il serait en quelque sorte « l’idéocratie des droits acquis », comme l’écrit l’ancien énarque Jean-Philippe Vincent, auteur de Qu’est-ce que le conservatisme ?, paru en 2016. Un obstacle à toute réforme. La réalité est pourtant bien différente. Le conservatisme est naturellement constitué d’un corpus d’idées, qui sont amplement présentées dans l’essai, mais s’il a su perdurer depuis Aristote, ou au plus tard Cicéron, et sous diverses formes, comme l’augustinisme et le thomisme, c’est qu’il sait aller de l’avant… et surtout qu’il n’est pas qu’une idéologie : il se double de ce qu’on peut appeler un « style de pensée », raison pour laquelle on le confond souvent avec le traditionalisme et l’immobilisme. Ce corpus d’idées se mêle d’« habitudes » qu’un des fondateurs de la sociologie moderne, Karl Mannheim, nomme « intentions de base », la première étant de maintenir les conditions du vivre-ensemble… en s’inscrivant dans la continuité. Il n’a pas de finalité en vue, car il se fonde moins sur des fins que sur des procédures, comme la démocratie pure, ou la common law britannique.

     

    Félix Croissant, pour le SOCLE

    La critique positive de Qu'est-ce que le conservatisme ? au format .pdf.

     

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  • Théologie de l'histoire et chute de civilisation, de Juan Donoso Cortès

    Juan Donoso Cortès, ou marquis de Valdegamas, est un intellectuel espagnol de la première moitié du 19ème siècle. Contrairement à la majorité des pointures dont nous critiquons les œuvres dans le cadre du Socle, c'était un homme politique, un vrai, c'est-à-dire un qui eut une influence concrète sur les affaires de son pays. Mais c'était surtout un grand penseur de la contre-révolution, que de nombreux spécialistes rangent au côté d'un Louis Bonald, d'un Joseph de Maistre, ou d'un Edmund Burke, pour compenser l'omerta dont il est victime depuis plus de cent-cinquante ans.

     

    Félix Croissant, pour le SOCLE

    La critique positive de Théologie de l'histoire et crise de civilisation au format .pdf

     

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  • Considérations sur la France, de Joseph de Maistre

    Le comte Joseph de Maistre est un homme politique, historien et écrivain savoyard né en 1753. En 1792, il doit fuir la France pour échapper aux révolutionnaires et change de nationalité durant sa résidence dans le royaume de Sardaigne ; c'est pourquoi il répètera, dans ses écrits, qu'il n'est techniquement pas français. Mais son cœur n'aura assurément jamais quitté la mère-patrie. Bien que les Lumières gagnent toute l'Europe, c'est sa profonde fibre française qui saigne face au spectacle cataclysmique de la Révolution, que ce traditionaliste voit comme un fait du plus haut degré de corruption connu dont le « caractère satanique (…) le distingue de (…) peut-être tout ce qu'on verra ». Et c'est ce qui motivera son œuvre, au sommet de laquelle se trouve Considérations sur la France.

     

    Félix Croissant, pour le SOCLE

    La critique positive de Considérations sur la France au format .pdf

     

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