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LE SOCLE - Page 4

  • Histoires - Livre IV: Melpomène, par Hérodote

    L'étude du livre IV d'Hérodote nous montre que la notion d'Europe, tant d'un point de vue géographique qu'ethnique est déjà pertinente au Ve siècle avant notre ère. Nous verrons également que l'Oural, loin d'être une frontière arbitraire de l'Europe, sépare l'Europe de l'Asie lorsque l'on considère les peuples qui y vivent de part et d'autre.

     

    Structure de l’œuvre: Nous avons divisé notre critique positive en trois parties, assez simplement géographiques. Melpomène traite principalement de la résistance du peuple scythe contre l'envahisseur perse. Notre première partie étudiera donc ce peuple, ses origines, ses coutumes et sa religion. Notre deuxième se penchera sur les peuples situés à l'Ouest des Scythes : Gètes, Cynètes et Hyperboréens. Enfin, notre dernière partie sera consacrée aux nombreux peuples européens situés à l'Est des Scythes.

     

    Gaspard Valènt, pour le SOCLE

    La critique positive de Melpomène au format .pdf

     

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  • Vers un Ordre Social Chrétien, de René de La Tour du Pin (Partie II)

    Publié en 1907, Vers un Ordre social chrétien est l’œuvre majeure et définitive de René de La Tour du Pin. Elle représente à elle-seule l'ensemble du programme corporatiste moderne. Elle est ainsi pour le camp nationaliste une source incontournable d’idées et de réflexions, dans son refus à la fois de la dictature de haine à l’égard de la Tradition et de celle du marché, et par sa volonté de trouver une troisième voie économique et sociale en adéquation avec les valeurs traditionalistes et nationalistes.

     

    La première partie de notre Critique Positive s'attachait à la présentation de l'économie sociale de l'oeuvre de La Tour du Pin. Mettons à présent en lumière les principes politiques qui structurent le régime corporatif, et voyons quelles causes ont pu précipiter l'Ordre Ancien dans l'anarchie révolutionnaire.

     

    Vaslav Godziemba, pour le SOCLE

    La critique positive de Vers un Ordre Social Chrétien (Partie II) au format .pdf

     

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  • Le Roi boit ! (version viennoise), de Jacob Jordaens (1640-1645)

    La fête des Rois est une antique réjouissance européenne dont le déroulement n'a pas changé depuis son origine latine. Lors du solstice d'hiver, les Saturnales célébraient les temps heureux et insouciants où le dieu Saturne gouvernait le Latium. Pastoralisme, abondance, absence de villes et pacifisme, mythe de l'âge d'or que l'Histoire peut comprendre comme le souvenir des temps néolithiques. Les anciens Romains réunissaient toute leur famille pour faire bombance d'alcool et de plats en chantant des chants paillards. Ils cachaient une fève dans une galette qu'ils partageaient ensemble, esclaves compris, pour sacrer "prince des Saturnales" celui qui la recevait. Tacite nous rapporte même qu'un roi de Rome était tiré au sort parmi les esclaves pour la durée des festivités. Cette tradition s'est retrouvée intacte après la conversion des Européens au christianisme, grâce à sa possibilité de renvoi à la visite des rois mages à l'Enfant Jésus, le 6 janvier. C'est l’Épiphanie (terme d'origine grecque et qui désignait alors l'apparition, la manifestation des Dieux aux hommes). Les familles et cours européennes maintinrent donc cette tradition jusqu'à nos jours. Le roi ou la reine désignés par le hasard devaient alors vider leur verre sous les acclamations de la tablée : "le Roi, ou la Reine, boit !" Les cours aristocratiques choisissant souvent le plus pauvre enfant des rues qu'ils trouvassent pour le rendre roi d'un soir et riche pour toujours. On a dit que cette inversion burlesque de la hiérarchie servait, à l'instar du carnaval, de soupape de sécurité pour le pouvoir. Pourquoi pas ?

     

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  • William Morris: contre le monde moderne

    Le passé n'est pas mort, il vit en nous, et revivra dans le futur que nous sommes en train d'aider à mettre en place

    William Morris

     

     William Morris est un homme s’étant battu toute sa vie pour rendre l’Europe à elle-même.

    Rendre à l’Europe sa conscience identitaire, lui rappeler les limites de sa civilisation, en traduisant tant l’Odyssée d’Homère que les sagas et les Eddas de l’Islande, l’Enéide de Virgile que le Béowulf anglo-saxon, les romans courtois et poèmes médiévaux, tant français qu’anglais. Tous ces ouvrages étaient accompagnés d’ornements et illustrations réalisées par Morris et imprimés dans son manoir rural du XVIe s. de Kelmscott, suivant la méthode du XVe s. Ils sont considérés comme des chefs-d’œuvre de l’édition. Voyageant en France, Angleterre, Italie, Irlande, Scandinavie et Islande, y visitant les chefs-d’œuvre de la nature et de l’art. Dans son ouvrage Le Paradis terrestre, qui le fit connaître comme le plus grand poète de sa génération, il raconta l'aventure de navigateurs scandinaves du XIVe s. qui, partis à la recherche d'une terre où s'établir, tombèrent sur une colonie de Grecs restés païens. Les deux peuples se racontèrent alors douze légendes chacun. Il faut y voir un résumé de l'Europe : civilisations méridionale et septentrionale, paganisme et christianisme, harmonie entre les peuples classique et germanique.

     

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  • Joyeux Noël, de Viggo Johansen (1881)

    Au sein d'un foyer danois, une nombreuse famille danse en cercle autour d'un sapin orné de chandelles et de décorations diverses. Aucune autre lumière n'éclaire la pièce, ce qui plonge une partie des personnages dans un contre-jour qui, notamment, dessine l'agréable silhouette de la jeune mère. Cette fête familiale participe de ces cultes que les Européens ont toujours réservé à leur foyer. Regards émerveillés des enfants pour le sapin lumineux, souriant regard maternel envers le plus jeune de ces derniers, la scène représentée par ce peintre de l'école de Skagen retranscrit la magie de Noël, ou Jul comme disent les Danois.

    Jul est une antique festivité nordique commémorant les ancêtres et célébrant Jolnir, l'un des épithètes d'Odin, principal dieu de la religion germanique, et Ull, le dieu archer qui le remplaça un temps comme roi des Ases, le groupe des dieux majeurs. Lors de la christianisation des peuples germaniques, la célébration de la Nativité se substitua à cette fête, qui conserva son nom dans les pays scandinaves.

    L'école de Skagen est une communauté d'artistes danois, finlandais et suédois réunis au nord de la péninsule du Jutland, dans le dernier quart du XIXe s., pour vivre ensemble et créer des œuvres dans le genre réaliste. Les peintres, majoritaires, y saisirent la lumière si particulière, si claire, pure et blanche, de l'extrême nord du Danemark.

     

    Gaspard Valènt, pour le SOCLE