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LE SOCLE - Page 2

  • Le Rig Veda : hymnes sacrés indo-aryens

       Les hymnes sacrés du Rig Veda constituent une source inestimable de notre plus longue mémoire. Ce recueil, dont le nom signifie « Savoir des Hymnes », compilé il y a environ 3200 ans mais comprenant des fragments plus anciens, est rédigé en sanskrit archaïque (l'ancêtre commun des parlers actuels d'Inde du nord, encore assez peu différencié des langues européennes).

    Si c'est une œuvre exotique au sens géographique du terme, elle précède d'au moins cinq siècles l'Iliade d'Homère ou la Théogonie d'Hésiode, les plus vieux textes européens parvenus jusqu'à nous. C'est donc un témoignage précieux sur les sociétés héroïques de l'Âge du Bronze, remarquablement homogènes des confins de l'Himalaya aux rivages de l'Atlantique. De cette époque fondatrice, celle de la fameuse Guerre de Troie, proviennent non seulement la plupart des langues européennes, mais aussi les mythologies qui forment la base de notre imaginaire, et surtout la structure sociale tripartite qui a perduré en France jusqu'à la fin du XVIIIe siècle : clergé, noblesse, et Tiers‑État.

    Quelle que soit sa nationalité ou sa religion, tout Européen enraciné trouvera dans le Rig Veda un reflet de son héritage le plus ancien, et donc la certitude qu'il est possible de continuer à lui faire traverser les millénaires.

     

    Par Hans Abgrall, pour le SOCLE

    La critique positive du Rig-Véda au format .pdf

     

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  • L'Europe, une civilisation politique ?

  • Entretien avec le philosophe royaliste Yves-Marie Adeline

    Entretien avec le philosophe royaliste Yves-Marie Adeline, dont deux ouvrages ont déjà eu droit à une critique positive sur le présent site : Le Royalisme en questions et Philosophie de la royauté. Nous abordons dans cet entretien une grande variété de sujets, tout juste limités par ce satané temps. Si la monarchie telle que mise au point par nos ancêtres présente l'inestimable qualité de moins s'immiscer dans la vie de ses sujets que l'État des démocraties modernes les plus sermonneuses, le royalisme d'Yves-Marie Adeline a, lui, son mot à dire sur bien des choses (à l'exception du mariage du prince Harry).

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  • Tarass Boulba, de Nicolas Gogol (Troisième Partie)

    Depuis sa première parution en 1842, Tarass Boulba de Nicolas Gogol n’a pas pris une ride. Son « Iliade de la Petite Russie » est ainsi considérée comme l’œuvre la plus lue et traduite de l’écrivain.

     

    Pourtant, de prime abord, le récit semble loin de nos préoccupations ; ainsi les éditions Folio le résume comme « Un épisode imaginaire de la lutte des cosaques contre les Polonais dans l'Ukraine du XVIIe siècle ». On peut alors se demander si l’évocation des steppes, cet « océan de verdure et d’or », ne tiendrait pas pour trop abstraite dans nos contrées ? Dans un contexte de tensions, on peut aussi questionner la faisabilité d’une étude des relations entre l’Ukraine et ces voisins. Si la lecture approfondie de l’œuvre ne permettra pas de trancher ces questions, elle apportera pourtant bien plus à l’Européen : la retranscription de l’esprit ukrainien, incarné par son aristocratie guerrière cosaque. Car plus qu’un simple voyage exotique, la force de Tarass Boulba réside dans l’exaltation de l’héroïsme homérique, dans la réactivation continue d’une nostalgie des morts qui galvanisent les vivants. La conservation de cette longue mémoire explique le caractère obligatoire de son apprentissage par les élèves russes et ukrainiens.

     

    Note aux lecteurs

    Cet article est le dernier d’une série de trois, présentant l’œuvre Tarass Boulba de Nicolas Gogol. Nous avons consacré le premier article à l’Histoire des cosaques ukrainiens, et le deuxième à l’étude des spécificités du mouvement Zaporogue au XVIIème siècle. Dans celui-ci, nous analyserons l’apport de cette œuvre dans la formation de l’identité ukrainienne, puis conclurons selon la méthode du SOCLE.

     

     

    Par Arthur Costa, pour le SOCLE

    La critique positive de Tarass Boulba au format .pdf

     

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  • Tarass Boulba, de Nicolas Gogol (Deuxième Partie)

    Depuis sa première parution en 1842, Tarass Boulba de Nicolas Gogol n’a pas pris une ride. Son « Iliade de la Petite Russie » est ainsi considérée comme l’œuvre la plus lue et traduite de l’écrivain.

     

    Pourtant, de prime abord, le récit semble décorrélé de nos préoccupations ; ainsi les éditions Folio le résume comme « Un épisode imaginaire de la lutte des cosaques contre les Polonais dans l'Ukraine du XVIIe siècle ». On peut alors se demander si l’évocation des steppes, cet « océan de verdure et d’or », ne tiendrait pas pour trop abstraite dans nos contrées ? Dans un contexte de tensions, on peut aussi questionner la faisabilité d’une étude des relations entre l’Ukraine et ces voisins. Si la lecture approfondie de l’œuvre ne permettra pas de trancher ces questions, elle apportera pourtant bien plus à l’Européen : la retranscription de l’esprit ukrainien, incarné par son aristocratie guerrière cosaque. Car plus qu’un simple voyage exotique, la force de Tarass Boulba réside dans l’exaltation de l’héroïsme homérique, dans la réactivation continue d’une nostalgie des morts qui galvanisent les vivants. La conservation de cette longue mémoire explique le caractère obligatoire de son apprentissage par les élèves russes et ukrainiens.

     

    Note aux lecteurs

    Cet article est le deuxième d’une série de trois, présentant l’œuvre Tarass Boulba de Nicolas Gogol. Nous avons consacré le premier article à l’Histoire des cosaques ukrainiens. Dans celui-ci nous étudierons les spécificités du mouvement Zaporogue au XVIIème siècle. Enfin dans le dernier article, nous analyserons l’apport de cette œuvre dans la formation de l’identité ukrainienne.

     

     

    Par Arthur Costa, pour le SOCLE

    La critique positive de Tarass Boulba au format .pdf

     

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