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Tradition païenne - Page 3

  • Livre du Coeur d'amour épris, de René d'Anjou

    La courtoisie est un art de vivre européen caractéristique du Moyen Age. Sans doute lui est-il antérieur, les récentes études sur les troubadours occitans de l'Antiquité semblent montrer combien le fin'amor, comme on disait autrefois, plonge ses racines dans notre histoire la plus profonde. Toujours est-il que c'est entre le XIIe et le XVIe siècle que la courtoisie s'affirme comme la règle de vie du noble européen. Courage dans la guerre et douceur dans l'amour. Durant le Bas Moyen Age, les romans chevaleresques véhiculent la courtoisie et en codifient les règles. L'homme courtois se montre fidèle et loyal envers sa mie, qu'il aime, protège et comble. Il se montre obéissant envers son seigneur et son destin, ne craint point la mort et préfère mil fois son honneur à sa vie. Il ne bat point son épouse, se montre large et généreux envers elle et lui écrit poèmes et lettres douces. Il se bat pour augmenter l'estime qu'elle lui porte, au tournoi comme à la guerre, qu'il y meure ou y survive. Le Livre du Cœur d'amour épris, écrit au milieu du XVe siècle par le Bon Roi René, est un grand classique de la littérature courtoise en même temps qu'un étrange roman onirique, comme le Moyen Age savait en produire, citons Les Visions du chevalier Tondal du Getty. Les ouvrages du Roi René correspondent à l'âge d'or de la civilisation européenne médiévale : poésie courtoise et codification du tournoi, architecture gothique flamboyante et peinture flamande à l'huile, enluminures minutieuses et art de vivre chevaleresque. A la lecture de cet ouvrage, c'est tout cet univers de conte de fées qui se révèle à nous.

     

    Gaspard Valènt, pour le SOCLE

     

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  • La Philosophie Tragique, de Clément Rosset

    Qu'est-ce que le Tragique ? Qu'est-ce que l'homme tragique ? Que sont liberté et volonté ? Si nous acceptons le tragique de l'existence, ne nous réfugions-nous donc pas dans le fatalisme ?

    Quiconque connaît un tant soit peu notre longue histoire européenne et se réfère à notre longue mémoire sait que c'est précisément la prise en compte de ce tragique qui fonde la vitalité de nos peuples européens. Et que ceux qui font leur au plus haut degré ce tragique méritent le nom d'aristocrate.

    Clément Rosset nous ouvre avec La philosophie tragique la voie permettant la redécouverte du Tragique. Joie et adversité, Providence et nécessité, le Tragique résiste à toute interprétation, n'offre aucune consolation face à l'irrémédiable. Mais il est le plus beau cadeau fait aux hommes pour peu qu'ils s'en montrent dignes. École difficile faîte de grandeur et d'humilité face à la Providence, l'école du Tragique est une porte donnant sur notre Tradition, sur la métaphysique de l'Absolu de nos ancêtres. Elle est un remède face à l'obsession du bonheur empoisonnant nos contemporains. Lui opposant victorieusement la Joie, la philosophie tragique nous offre de cheminer aux côtés de Dionysos, en aristocrate célébrant la vie dans l'adversité et la reconnaissance.  

     

     

    Gwendal Crom, pour le SOCLE

     

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  • Les Religions de l’Europe du Nord, de Régis Boyer

    « L’homme noble honore en lui-même le puissant, celui, également, qui fait preuve de puissance à l’égard de lui-même, qui s’entend à parler et à garder le silence, qui prend plaisir à exercer rigueur et dureté envers lui-même et a du respect pour tout ce qui est rigoureux et dur. « C’est un cœur dur que Wotan a placé dans ma poitrine », lit-on dans une vieille saga scandinave : voilà la juste expression poétique trouvée par l’âme d’un viking orgueilleux. »

    Nietzsche, "Par-delà bien et mal"

     
     

    « Les Grecs ne voyaient pas les dieux homériques au-dessus d’eux comme des maîtres, et eux-mêmes au-dessous des dieux comme des valets, ainsi que les Juifs. Ils ne voyaient en eux que le mirage des exemplaires les plus réussis de leur propre caste, partant un idéal, et non le contraire de leur propre être. On se sent parents les uns des autres, il se forme un intérêt réciproque, une espèce de symmachie. L’homme prend une noble idée de soi quand il se donne de pareils dieux, et se place dans une relation semblable à celle de la petite noblesse à la grande (...) »

    Nietzsche, "Humain, trop humain"

     

     

    Gwendal Crom, pour le SOCLE

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  • De l'Océan, Pythéas

      "Il était philosophe, astronome, mathématicien, géographe et capitaine de navire. Il était surtout grand conteur." - Charles Maurras, Le Repentir de Pythéas, texte paru dans L'Ermitage, vol. 4, janvier-juin 1892, p. 1-7.

     

     

    Le voyage entrepris par Pythéas au quatrième siècle avant notre ère montra aux Européens la longue parenté qui les unissait de la Méditerranée aux terres les plus septentrionales de notre continent.  Aujourd’hui on reste fasciné lorsque, à la lecture de ces lignes, on peut contempler les persistances de l’esprit européen, vision du monde comme mode de vie. Persistances témoignant de la puissance de volonté animant les fils et filles de Borée qui, malgré les affronts du temps et de l’histoire, surent rester eux-mêmes, contre vents et marées… Pythéas incarne lui-même cette éthique et cette soif d’aventure qui le portent lui et tant des nôtres au-delà des mers et de l’Océan, afin d’y explorer l’inconnu et de retrouver ce que nous sommes.

     

    Gaspard Valènt, pour le SOCLE

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  • Parcours païen, de Christopher Gérard

    L'essence de ce livre peut se résumer en un mot : « pèlerinage » car c'est bien un parcours spirituel qui nous est présenté ici, décomposé en textes tantôt personnels tantôt didactiques et rédigés par Christopher Gérard de 1993 à 1999. Contrairement à Alain de Benoist qui compare Christianisme et Paganisme dans « Comment  peut-on être païen ? », Gérard ici nous décrit à partir de son expérience, comment redevenir païen. En redécouvrant l'Europe et ses régions, ainsi que ses Dieux bienveillants. À notre époque, tout semble brouillon et uniforme, la religion ne semble plus avoir sa place et même les géants monothéistes s’essoufflent. Le paganisme devient alors un retour aux sources naturel et surtout nécessaire. Au-delà de son vécu, et de son érudition, Christopher Gérard conclut l'ouvrage par une introduction à ce qui a été entre autres un vecteur du paganisme pour lui, et un idéal auquel il faut aspirer: le Mithriacisme.

     

    Structure de l’oeuvre: Le livre se compose de 14 textes dont le premier et le dernier sont directement adressés au lecteur (Adresse au lecteur et Manifeste polythéiste). Entre les deux, c’est un véritable tour de l'Europe auquel Christopher Gérard nous convie, étirant son tracé du Grand Nord (Vers le Nord Mystérieux) à la Grèce étant un helléniste de cœur (Le retour aux Grecs) en passant par la Gaulle et ses peuplades (Celtes et pétulants) sans oublier l'Italie qui porta le Grand Julien renommé vulgairement Julien l'Apostat par l’historiographie chrétienne (Stèle pour un empereur solaire). L'ouvrage recèle une richesse stylistique flirtant avec le courant de conscience rendant sa lecture d'autant plus passionnante (comme lorsque l’on vibre avec les Celtes soulevant Julien sur un bouclier, Gérard nous introduisant d’une phrase à l’autre, d’une pensée à l'autre).

     

    Marco Bulat, pour le SOCLE

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