Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Tradition de libre-pensée - Page 5

  • Les Déracinés, de Maurice Barrès

    Quand le traditionaliste séduit par la pensée royaliste a suffisamment parcouru l'œuvre de l'incontournable Charles Maurras, son arrêt suivant se situe généralement sur les sentiers du tout aussi grand Maurice Barrès. Présentons-le en quelques lignes hautes en couleur, pour les non-initiés : Barrès est un écrivain et homme politique français né en 1862, qualifiable de pendant mélancolique de Maurras, et autre figure de proue du nationalisme traditionaliste français. Orateur virulent, funestement antidreyfusard, boulangiste convaincu, nationaliste attaché un temps aux idées socialistes, ennemi absolu du marché absolu, figure fluctuante d'un patriotisme se cherchant un peu, tanguant entre la Ligue des Patriotes de Paul Déroulède (antiparlementaire et nationaliste) et le royalisme positif de son ami Maurras, dont il se distinguait par un rapport aux idées politiques bien plus distancié. Il  ne cèdera jamais au monarchisme, ni au républicanisme, ni à aucun autre dogme que celui de la terre et du sang. Tout en tenant à l'"équilibre du Moi" en ces temps où moult idéologies veulent transformer la personne en individu, l'homme donne une importance capitale au respect de ce qui a précédé, les ancêtres et leur héritage, et à ce qui transcende les êtres, le sacré. "Nous sommes les instants d'une chose immortelle", dira-t-il vers la fin de sa vie.

     

    Félix Croissant, pour le SOCLE

    La critique positive des Déracinés au format .pdf

     

    Lire la suite

  • Le Royalisme en questions, d'Yves-Marie Adeline

    Yves-Marie Adeline est un universitaire, écrivain, et essayiste français né en 1960. Royaliste de famille, il a d'abord laissé parler sa fibre artistique, en devenant docteur ès Sciences de l'Art à Paris 1, enseignant à l'université de Poitiers pendant ses premières années, et écrivant une demi-douzaine de recueils de poèmes. Au début des années 90, mû par un besoin viscéral de s'engager enfin dans la politique, il est devenu directeur de cabinet de l'ancien ministre et sénateur centriste Jean Arthuis. Mais ce n'était pas apparemment pas suffisant. En 2001, il a fini par créer la formation politique Alliance Royale, concrétisant son aspiration à sortir le monarchisme de son apathie romantique pour l'intégrer au réel, celui du combat politique. Il ne vise rien de moins que la restauration, et, pour ce faire, l'instauration d'une monarchie moderne prenant comme base de départ la constitution de la Vème République, en passant par une approche strictement électorale. Les résultats désastreux aux élections, en plus d'être éminemment logiques, ne font qu'appuyer ses propos : les Royalistes sont, depuis très longtemps, hors du coup. Anachroniques, inaudibles, démantibulés par deux siècles de propagande républicaine qui a réussi à installer son système… comme une évidence. Et ce propos, Adeline l'a exprimé à travers plusieurs essais, dont le présent, présenté comme son plus complet.

     

    Félix Croissant, pour le SOCLE

    La critique positive du Royalisme en questions au format .pdf

     

    Lire la suite

  • La Désobéissance Civile, de Henry David Thoreau

    La désobéissance civile est un pamphlet politique, écrit par l’essayiste et philosophe Henry David Thoreau (1817-1862) et publié en 1846. Concerné par la question des rapports entre les individus et l’Etat, Thoreau dénonce ici les méfaits des gouvernements sur le peuple au travers de leurs structures et des dispositions qu’ils prennent. Il illustre naturellement son propos en prenant comme exemple le gouvernement américain de son temps, alors pris dans les houleux débats autour de la question de l’abolition de l’esclavage. Comme le souligne Guillaume Villeneuve, la désobéissance civile se place dans la lignée du Discours de la Servitude Volontaire d’Etienne de La Boétie, qui soulevait déjà au XVIe siècle la problématique de la légitimité de l’Etat dans les fonctions que la société lui confère4. On ne manque pas de rappeler ici l’intemporalité de l’œuvre, cette-dernière ayant en effet influencée la conduite politique de certains de ses célèbres lecteurs du XXe siècle : Tolstoï, Gandhi ou Soljenitsyne se réclamèrent tous à des degrés divers de cette résistance passive et non-violente chère à Thoreau. 

     

    Vaslav Godziemba, pour le SOCLE

    La critique positive de La Désobéissance Civile au format .pdf

     

    Lire la suite

  • Enquête sur la monarchie, de Charles Maurras

    Point besoin de présenter Charles Maurras. On sait qui est l'homme, on sait sa qualité de figure indépassable du courant monarchiste, et l'on sait qu'il vaut mille théoriciens et penseurs politiques contemporains. On reconnaitra sans mal qu'à notre époque, plus de cent cinquante ans après le renversement du dernier roi de France (ou, plus spécifiquement dans son cas, des Français), le monarchisme peut sembler quelque chose de parfaitement vain, et pour certains, un vœu pieux. Mais le monde dans lequel nous vivons est dans un état si catastrophique, au point de connaître pour la première fois une réelle menace d'extinction, qu'il serait malavisé de négliger toute voie, y compris celle-ci, si impraticable la restauration semblât-elle. Après tout, l'Histoire est remplie de surprises...

     

    Félix Croissant, pour le SOCLE

    La critique positive d'Enquête sur la monarchie au format .pdf

     

    Lire la suite

  • Romantisme et révolution, de Charles Maurras

    Romantisme et Révolution est un livre de Charles Maurras publié en 1922 et réunissant L'Avenir de l'Intelligence et Trois idées politiques. L'acquisition de ce livre n'a pas été des plus simples, comme souvent, hélas, avec cet immense théoricien de la monarchie, dont on trouve, au mieux, le dixième de l'œuvre sur un site pourtant fourni comme Amazon – on regrettera, au passage, que l'Action Française ne se soit pas encore chargée d'une réédition de son œuvre. La copie que nous nous sommes procurés, imprimée aux USA et dénuée d'éditeur, est présentée sur sa couverture comme une "édition définitive" comprenant d'autres essais intitulés Auguste Comte, Le Romantisme féminin, Mademoiselle Monk, et L'Invocation à Minerve. Nous ne nous pencherons pas sur ces derniers pour deux raisons : d'abord parce que le premier, véritable ode à Auguste Comte, nous est d'un intérêt très limité, le positivisme constituant à notre sens une faille énorme dans la pensée maurrassienne (nous y consacrerons éventuellement un texte dans un futur proche) ; ensuite parce qu'en comparaison de L'Avenir de l'Intelligence, les trois suivants sont, somme toute, assez mineurs.

     

    Félix Croissant, pour le SOCLE

    La critique positive de Romantisme et révolution au format .pdf

     

    Lire la suite