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Tradition de libre-pensée - Page 4

  • La Monarchie Aujourd'hui, de Pierre Pujo

    Pierre Pujo, né en 1929 et mort en 2007, fils de Maurice Pujo, cofondateur de la Revue d'Action française aux côtés de Charles Maurras (en 1899), était un journaliste, essayiste, patron de presse, homme politique et, sans surprise, militant royaliste français. Sans doute à la fois désireux de s'insérer socialement et de servir son pays, il a mené une double-carrière, dans la banque d'un côté, cadre conformiste par excellence, et dans la presse réactionnaire de l'autre, en dirigeant le journal des étudiants de la Restauration nationale, AF Université, de 1962 à 1966, l'hebdomadaire Aspects de France, puis le bimensuel L'Action française 2000. En 1988, il publie, aux éditions France-Empire, un livre intitulé La Monarchie Aujourd'hui (un bouquin royaliste publié chez un éditeur nommé France-Empire, allez comprendre). L'objet de cet ambitieux ouvrage est simple : à l'occasion du Millénaire capétien, survenu en 1987, et du Bicentenaire de la Révolution, prévu pour 1989, sonder le rapport du milieu intellectuel français à l'idée monarchique, comme l'avait fait Charles Maurras, en 1900, avec son insurpassable Enquête sur la Monarchie.

     

    Félix Croissant, pour le SOCLE

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  • Théorie de la propriété, de Pierre-Joseph Proudhon

    Maurras disait : « Je ne dirai jamais lisez Proudhon à qui a débuté par la doctrine réaliste et traditionnelle, mais je n'hésiterai pas à donner ce conseil à quiconque ayant connu les nuées de l'économie libérale ou collectiviste, ayant posé en termes juridiques ou métaphysiques le problème de la structure sociale, a besoin de retrouver les choses vivantes sous les signes sophistiqués ou sophistiqueurs ! Il y a dans Proudhon un fort goût des réalités qui peut éclairer bien des hommes ».   Étant donnée la forte carence en textes économiques chez les penseurs attachés à l'héritage européen, et surtout le fait que toute notre génération a uniquement « connu les nuées de l'économie libérale ou collectiviste », l'analyse traditionnelle et critique de ses théories économiques semble être un antidote indispensable. Il faut aussi prendre en compte les origines rurales de Proudhon, son éducation traditionnelle, sa défense de l'artisanat et de la paysannerie, de la structure familiale, etc. Son univers mental et culturel est clairement celui de la société pré-industrielle, avant que la domination des idéologies n'étende sa chape de plomb sur le monde de la pensée.

     

    Hans Abgrall, pour le SOCLE

     

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  • Théologie de l'histoire et chute de civilisation, de Juan Donoso Cortès

    Juan Donoso Cortès, ou marquis de Valdegamas, est un intellectuel espagnol de la première moitié du 19ème siècle. Contrairement à la majorité des pointures dont nous critiquons les œuvres dans le cadre du Socle, c'était un homme politique, un vrai, c'est-à-dire un qui eut une influence concrète sur les affaires de son pays. Mais c'était surtout un grand penseur de la contre-révolution, que de nombreux spécialistes rangent au côté d'un Louis Bonald, d'un Joseph de Maistre, ou d'un Edmund Burke, pour compenser l'omerta dont il est victime depuis plus de cent-cinquante ans.

     

    Félix Croissant, pour le SOCLE

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  • Revenir à la Nation, de Jean-Louis Harouel

    Revenir à la Nation est un essai politique qui met en évidence la nécessité pour les peuples européens de se réapproprier la fierté culturelle et civilisationnelle absolument nécessaire à leur survie1. Celle-ci apparait impossible sans un minimum de ce que l’auteur appelle un « égoïsme sacré ». Faisant le lien avec Lévi-Strauss, Harouel affirme que la subsistance d’un groupe humain passe par l’ « amour particulier », en opposition avec l’ « amour universel » issu de la doctrine chrétienne dévoyée. Il démontre ainsi en quoi l’Etat-Nation demeure toujours actuellement pour les peuples européens le cadre privilégié au sein duquel cet « amour particulier » doit faire loi.

    L’essai est structuré en trois parties : Une première qui analyse en quoi les Nations, qui ont su durant plus de 1500 ans coexister de façon admirable et synergique avec le christianisme, sont actuellement victimes des idéologies postchrétiennes, de la « tyrannie de l’Universel » ; Une deuxième partie dans laquelle il traite de l’origine du concept d’Etat-Nation européen qui réside dans la notion de peuple élu et dans le système politico-juridique du royaume d’Israël ; Une troisième qui expose la nécessité d’un renouveau de l’application de ce système d’Etat-Nation pour les nations européennes et précise les différentes modalités de ce renouveau : application de l’« amour particulier », recentrage de l’Etat sur la Nation en s’inspirant du modèle israélien, destruction de l’Union Européenne, arrêt et refoulement de l’immigration de peuplement.

     

    Vaslav Godziemba, pour le SOCLE

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  • Contre l’Europe de Bruxelles, Fonder un Etat européen, de Gérard Dussouy

    Professeur émérite à l’université de Bordeaux, Gérard Dussouy est un géopoliticien agrégé de géographie et docteur en économie. Parmi ses ouvrages, on retiendra son Traité de relations internationales1 en trois tomes. Européiste convaincu, c’est-à-dire fervent défenseur de la constitution d’un véritable Etat européen, Dussouy fournit avec Contre l’Europe de Bruxelles, Fonder un État européen 2  une synthèse efficace de l’absolue nécessité de cette idée.

    Structure de l’œuvre : L’ouvrage est divisé en cinq parties. Sont d’abord analysées les menaces internes à l’Europe (démographiques avec le vieillissement des populations européennes et l’immigration de masse, et économico-industrielles par la désindustrialisation et l’endettement des États: chapitre I). Gérard Dussouy aborde ensuite les menaces externes, c’est-à-dire relevant de l’actuelle reconfiguration géopolitique internationale (chapitre II). Il montre alors que le centre de gravité économique mondial se déplace inexorablement de l’Occident (Europe + États-Unis) vers le Pacifique-Nord (dominé par les super-États (sub)continentaux comme les États-Unis et la Chine qui finiront par être rejoints par l’Inde, le Brésil et la Russie entre autres). Et à ces menaces d’ordre continental (internes comme externes), on ne pourra apporter qu’une réponse continentale. De fait, à la puissance de ces États (sub)continentaux, on ne pourra opposer qu’un État d’échelle continentale également, un État européen. Cette nécessité implique dès lors de démontrer en quoi l’actuelle Union Européenne n’est pas cet État (chapitre III) et la forme qu’il devrait prendre s’il était véritablement porté par les indissociables notions de puissance et de souveraineté (chapitre IV). Les conditions qui permettront la fondation de cet authentique État européen sont enfin abordées dans le chapitre V (émergence d’un noyau dur pro-européen et choc systémique par la convergence des catastrophes qui aboutira à une prise de conscience généralisée des Européens).    

     

    Gwendal Crom, pour le SOCLE

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