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Tradition de libre-pensée - Page 2

  • Pourquoi je serais plutôt aristocrate, de Vladimir Volkoff

    Vladimir Volkoff est un écrivain français d'origine russe qui a officié en France durant la seconde moitié du vingtième siècle jusqu'à sa mort, en 2005. Le grand public le connait essentiellement pour ses romans fantastiques et policiers, dont certains lui ont valu le prix Jules-Verne en 63, le Grand Prix du roman de l'Académie française en 82, et le Grand Prix Jean Giono en 1995 : une bien belle carrière. Mais avec Volkoff, patronyme signifiant littéralement « fils de loup », il faut se figurer un bonhomme un peu excentrique, qui écrivait sous des pseudonymes comme Lieutenant X et Rholf Barbare, et fréquentait assidûment les cercles royalistes. C’est cette affinité qui a placé l’auteur de ces lignes dans son sillage, plus exactement les fréquentes références dont il bénéficie dans les ouvrages sur le royalisme – vous trouverez par exemple des citations de lui dans nos critiques positives du Royalisme en questions, d'Yves-Marie Adeline, et de La Monarchie Aujourd'hui, de Pierre Pujo. Car sur ce terrain, l'homme n’était pas un indécis, mais un royaliste convaincu. Sa famille, d'origine tatare, servit les Tsars d'Ivan le Terrible jusqu'au dernier. Disons sobrement que ça forge.

     

    Félix Croissant, pour le SOCLE

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  • Colloque ILIADE le samedi 7 avril

  • Tarass Boulba, de Nicolas Gogol (Première Partie)

    Depuis sa première parution en 1842, Tarass Boulba de Nicolas Gogol n’a pas pris une ride. Son « Iliade de la Petite Russie » est ainsi considérée comme l’œuvre la plus lue et traduite de l’écrivain.

     

    Pourtant, de prime abord, le récit semble décorréler de nos préoccupations ; ainsi les éditions Folio le résume comme « Un épisode imaginaire de la lutte des cosaques contre les Polonais dans l'Ukraine du XVIIe siècle ». On peut alors se demander si l’évocation des steppes, cet « océan de verdure et d’or », ne tiendrait pas pour trop abstraite dans nos contrées ? Dans un contexte de tensions, on peut aussi questionner la faisabilité d’une étude des relations entre l’Ukraine et ces voisins. Si la lecture approfondie de l’œuvre ne permettra pas de trancher ces questions, elle apportera pourtant bien plus à l’Européen : la retranscription de l’esprit ukrainien, incarné par son aristocratie guerrière cosaque. Car plus qu’un simple voyage exotique, la force de Tarass Boulba réside dans l’exaltation de l’héroïsme homérique, dans la réactivation continue d’une nostalgie des morts qui galvanisent les vivants. La conservation de cette longue mémoire explique le caractère obligatoire de son apprentissage par les élèves russes et ukrainiens.

     

    Ce récit épique préfigure les bases du grand roman russe de la seconde partie du XIXème siècle. Roman consacré par les célébrissimes Tolstoï et Dostoïevski. Si Tchekhov ne se trompe pas quand il écrit que les écrivains russes sont « tous sortis du manteau de Gogol », dès lors que préfigure le style « Gogolien » ? Comment caractériser le génie littéraire russe ? Pour Georges Steiner, littérateur comparé, le roman russe dépasse les trois grands temps de la littérature européenne – le mythe grec à travers l’épopée d’Homère (VIII siècle av JC), le drame Shakespearien (XVIème siècle), et le réalisme Français (XIXème siècle) – par l’ajout d’une dimension métaphysique créant les conditions de la révélation de « l’âme cachée des choses ».

     

    Note aux lecteurs

    Cette série de trois articles présente l’œuvre Tarass Boulba de Nicolas Gogol Nous consacrons le premier article à l’Histoire des cosaques ukrainiens. Dans le deuxième article nous étudierons les spécificités du mouvement Zaporogue au XVIIème siècle. Enfin nous analyserons l’apport de cette œuvre dans la caractérisation de l’identité ukrainienne.

     

     

    Arthur Costa, pour le SOCLE

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  • De l'urgence d'être conservateur, de Roger Scruton

    Sir Roger Scruton est un philosophe anglais né à la fin de la Seconde Guerre Mondiale. On lui doit une cinquantaine d'ouvrages, la plupart à caractère politique – même lorsqu'ils s'intitulent Sexual Desire –, qui en ont fait un des plus éminents intellectuels britanniques de notre temps. À vrai dire, certains le considèrent comme le penseur anglais le plus important depuis Edmund Burke, le fondateur du conservatisme anglais. Le lecteur français se demandera peut-être alors pourquoi il n'a jamais entendu parler de lui, mais qu'il ne s'en étonne pas : s'il n'est pas rare d'être conservateur, il l'est en revanche bien plus d'être un intellectuel conservateur, car l'intellectuel moyen est mû par un besoin pathologique d'échapper aux conventions, or ceux d'aujourd'hui croient encore que la rébellion au système se joue dans le camp progressiste (« The convention is to be hostile to conventions », dira non sans humour Scruton lors d'un entretien). L'homme est donc un conservateur établi en ce qu'il est à la fois reconnu pour son talent, et souvent ignoré pour la même raison. Ceci étant dit, et c'est la donnée la plus importante de cette entrée en matière, il n'appartient pas à n'importe quelle famille de conservateurs. C'est un conservateur… libéral.

     

    Félix Croissant, pour le SOCLE

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  • La Grande Falsification ou l'art contemporain, de Jean-Louis Harouel

    Qui ne s’est jamais lamenté, chez les esprits encore assez éclairés pour l’entrevoir, devant la laideur généralisée mise au pinacle sous le nom d’art contemporain ? Qui n’a pas soupiré de dédain et de désintérêt en balayant du regard ce que les réactionnaires appelleraient volontiers un « canul’art », ou de l’Art « Comptant-pour-rien » ? Si l’on reste loin des sirènes de la police de la pensée de notre temps le constat est limpide, clair, et ne devrait pas être sujet à polémique : le « tree » de Paul Mac Carthy aux allures de Plug Anal géant, les baudruches versaillaises de Jeff Koons ou les colonnes de béton géométriques du psychorigide Buren entretiennent un rapport à l’esthétique qui n’a plus rien à voir avec celui des œuvres de Michel-Ange et du Caravage.

     

    Néanmoins une question reste en suspens.

     

    Si fait est établi du néant artistique actuel, que peut-on dire du processus de néantisation qui l’a engendré ? En d’autres termes : comment, après les maîtres d’hier, la civilisation occidentale a-t-elle pu accoucher des « créateurs » et des « plasticiens » d’aujourd’hui ?

     

    La Grande Falsification ou l’art Contemporain est un pamphlet politico-esthétique dans lequel son auteur, Jean-Louis Harouel, démonte la supercherie maintenant séculaire de l’art contemporain, héritière de la modernité artistique dite d’avant-garde, et évoque les voies de salut artistique envisageables pour la civilisation occidentale. Son analyse est découpée en trois grandes parties, correspondantes aux différentes crises qui ont frappé l’Art académique millénaire européen : une crise technique, une crise philosophico-esthétique, et enfin une crise politico-financière. Le travail de l’auteur, puissant et direct, apparait salutaire à l’heure où les peuples européens ressentent un cruel besoin de réenchanter leur monde et leur horizon esthétique.

     

     

    Vaslav Godziemba, pour le SOCLE

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