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Tradition chrétienne - Page 3

  • William Morris: contre le monde moderne

    Le passé n'est pas mort, il vit en nous, et revivra dans le futur que nous sommes en train d'aider à mettre en place

    William Morris

     

     William Morris est un homme s’étant battu toute sa vie pour rendre l’Europe à elle-même.

    Rendre à l’Europe sa conscience identitaire, lui rappeler les limites de sa civilisation, en traduisant tant l’Odyssée d’Homère que les sagas et les Eddas de l’Islande, l’Enéide de Virgile que le Béowulf anglo-saxon, les romans courtois et poèmes médiévaux, tant français qu’anglais. Tous ces ouvrages étaient accompagnés d’ornements et illustrations réalisées par Morris et imprimés dans son manoir rural du XVIe s. de Kelmscott, suivant la méthode du XVe s. Ils sont considérés comme des chefs-d’œuvre de l’édition. Voyageant en France, Angleterre, Italie, Irlande, Scandinavie et Islande, y visitant les chefs-d’œuvre de la nature et de l’art. Dans son ouvrage Le Paradis terrestre, qui le fit connaître comme le plus grand poète de sa génération, il raconta l'aventure de navigateurs scandinaves du XIVe s. qui, partis à la recherche d'une terre où s'établir, tombèrent sur une colonie de Grecs restés païens. Les deux peuples se racontèrent alors douze légendes chacun. Il faut y voir un résumé de l'Europe : civilisations méridionale et septentrionale, paganisme et christianisme, harmonie entre les peuples classique et germanique.

     

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  • Vers un Ordre Social Chrétien, de René de La Tour du Pin (Partie I)

    Vers un Ordre social chrétien est l’œuvre majeure et définitive de René de La Tour du Pin. Publié en 1907, elle est constituée d'articles rédigés entre 1882 et 1907 et ordonnés afin de dégager la cohérence de la pensée de son auteur. Il représente ni plus ni moins que l’entièreté du programme corporatiste moderne.

    Il est ainsi pour le camp nationaliste une source incontournable d’idées et de réflexions, dans son refus à la fois de la dictature de haine à l’égard de la Tradition et de celle du marché, et par sa volonté de trouver une troisième voie économique et sociale en adéquation avec les valeurs traditionalistes et nationalistes.

     

    Vaslav Godziemba, pour le SOCLE

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  • La Grande pitié des églises de France, de Maurice Barrès

    "C'est l'heure d'achever la réconciliation des dieux vaincus et des saints. Je sens leur parenté ; elle dérive pour moi de tant de siècles passés aux mêmes lieux, et je crois qu'ils peuvent aujourd'hui s'entraider. Un peuple a dans l'âme un sanctuaire qu'il tend sans cesse à restaurer. Je veux sauver les sources pures, les profondes forêts, à la suite des églises. Et pour maintenir la spiritualité de la race, je demande une alliance du sentiment religieux catholique avec de l'esprit de la terre. [...] Eglises du village, nature française, profondes forêts, sources vives, étang au fond des bois, comme tout cela sonne harmonieusement ensemble ! Puissions-nous pieusement recueillir ces parcelles agissantes, organiser nos rapports avec ces vérités de brouillard, assister au retour des pauvres dieux locaux dans l'arche du divin, à leur purification et à leur salut ; puissions-nous les réconcilier avec Celui qui préside notre civilisation et créer en nous la plus riche unité contre les grossiers destructeurs". (Maurice Barrès, La Grande pitié des églises de France, 1914)

     

    Gaspard Valènt, pour le SOCLE

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  • De Regno, de Saint Thomas d'Aquin

    De Regno (Du Royaume) est un traité politique écrit par Saint-Thomas d’Aquin à l’attention du Roi de Chypre. Des mots mêmes de son auteur, l’ouvrage traite de « l’origine du gouvernement, de ce qui a trait aux devoirs des rois et de l’opinion qu’ont les philosophes et les princes les plus loués sur la question »2. L’œuvre est considérée comme le socle fondamental de la doctrine politique et sociale de l’Eglise catholique Romaine. Souvent comparé au Prince de Machiavel par les historiens de la pensée, les deux textes ne se rejoignent guère que dans la renommée ultérieure dont ils furent auréolés. En effet Saint-Thomas et Machiavel s’opposent fondamentalement tant sur la question des fins poursuivies par les gouvernants que par les moyens et les qualités qui leurs sont requis afin d’y parvenir.

    Le traité de Regno est composé de deux livres, découpés respectivement en quinze et quatre chapitres. Pour la clarté de la Critique, trois parties sont ici discernées : dans une première, fortement inspirée de La Politique d’Aristote3, est analysée les différents types de régimes politiques possibles pour une Cité, à leurs intérêts et dangers respectifs, en vue de discerner quel serait le meilleur d’entre tous ; une deuxième ayant trait aux devoirs et à l’exercice du pouvoir des rois ; enfin une troisième, relativement liée aux deux autres par son propos, traitant de l’organisation concrète de la Vie dans la Cité et des facteurs sur lesquels jouer pouvant améliorer les conditions de vie, le commerce et la production dans la Cité.

     

    Vaslav Godziemba, pour le SOCLE

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  • Revenir à la Nation, de Jean-Louis Harouel

    Revenir à la Nation est un essai politique qui met en évidence la nécessité pour les peuples européens de se réapproprier la fierté culturelle et civilisationnelle absolument nécessaire à leur survie1. Celle-ci apparait impossible sans un minimum de ce que l’auteur appelle un « égoïsme sacré ». Faisant le lien avec Lévi-Strauss, Harouel affirme que la subsistance d’un groupe humain passe par l’ « amour particulier », en opposition avec l’ « amour universel » issu de la doctrine chrétienne dévoyée. Il démontre ainsi en quoi l’Etat-Nation demeure toujours actuellement pour les peuples européens le cadre privilégié au sein duquel cet « amour particulier » doit faire loi.

    L’essai est structuré en trois parties : Une première qui analyse en quoi les Nations, qui ont su durant plus de 1500 ans coexister de façon admirable et synergique avec le christianisme, sont actuellement victimes des idéologies postchrétiennes, de la « tyrannie de l’Universel » ; Une deuxième partie dans laquelle il traite de l’origine du concept d’Etat-Nation européen qui réside dans la notion de peuple élu et dans le système politico-juridique du royaume d’Israël ; Une troisième qui expose la nécessité d’un renouveau de l’application de ce système d’Etat-Nation pour les nations européennes et précise les différentes modalités de ce renouveau : application de l’« amour particulier », recentrage de l’Etat sur la Nation en s’inspirant du modèle israélien, destruction de l’Union Européenne, arrêt et refoulement de l’immigration de peuplement.

     

    Vaslav Godziemba, pour le SOCLE

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