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Tradition chrétienne - Page 2

  • Colloque ILIADE le samedi 7 avril

  • Livre du Coeur d'amour épris, de René d'Anjou

    La courtoisie est un art de vivre européen caractéristique du Moyen Age. Sans doute lui est-il antérieur, les récentes études sur les troubadours occitans de l'Antiquité semblent montrer combien le fin'amor, comme on disait autrefois, plonge ses racines dans notre histoire la plus profonde. Toujours est-il que c'est entre le XIIe et le XVIe siècle que la courtoisie s'affirme comme la règle de vie du noble européen. Courage dans la guerre et douceur dans l'amour. Durant le Bas Moyen Age, les romans chevaleresques véhiculent la courtoisie et en codifient les règles. L'homme courtois se montre fidèle et loyal envers sa mie, qu'il aime, protège et comble. Il se montre obéissant envers son seigneur et son destin, ne craint point la mort et préfère mil fois son honneur à sa vie. Il ne bat point son épouse, se montre large et généreux envers elle et lui écrit poèmes et lettres douces. Il se bat pour augmenter l'estime qu'elle lui porte, au tournoi comme à la guerre, qu'il y meure ou y survive. Le Livre du Cœur d'amour épris, écrit au milieu du XVe siècle par le Bon Roi René, est un grand classique de la littérature courtoise en même temps qu'un étrange roman onirique, comme le Moyen Age savait en produire, citons Les Visions du chevalier Tondal du Getty. Les ouvrages du Roi René correspondent à l'âge d'or de la civilisation européenne médiévale : poésie courtoise et codification du tournoi, architecture gothique flamboyante et peinture flamande à l'huile, enluminures minutieuses et art de vivre chevaleresque. A la lecture de cet ouvrage, c'est tout cet univers de conte de fées qui se révèle à nous.

     

    Gaspard Valènt, pour le SOCLE

     

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  • L’Homme Eternel, de Gilbert Keith Chesterton

    S’il est des œuvres immenses, inspirées, qui par leur poésie et leur profondeur peuvent attiser la foi même chez le plus acerbe des athées, L’Homme Eternel (The Everlasting Man dans sa version originale) de G.K. Chesterton pourrait assurément être la première. Initialement conçue par l’auteur comme une réponse à la vision de l’histoire progressiste et relativiste de The Outline of History (1920) de son contradicteur et ami H.G. Wells, l’œuvre transforme cet imposant prétexte en l’illustration de la grande aventure de l’humanité et du sens catholique de l’histoire.

    Formellement, L’Homme Eternel est découpé en deux parties : la première s’attache à la description et à l’analyse de l’épopée païenne des hommes, là où la seconde ouvre naturellement sur sa suite chronologique, l’histoire de ces-derniers au lendemain de la révolution que fut l’avènement du Christ.

    Encensé dès sa parution par les plus grands contemporains de son auteur, dont George Orwell, Ernest Hemingway, H.G. Wells et J.R.R. Tolkien, c’est indubitablement C.S. Lewis qui restera le plus marqué par l’ouvrage. Ce-dernier, pourtant athée militant depuis ses jeunes années, se convertit après la lecture de L’Homme Eternel, comme frappé par le Divin. Il décrivit plus tard dans ses correspondances l’œuvre comme « la meilleure défense populaire du christianisme » qu’il connaissait. Dans la volonté du SOCLE de définir les fondements de la grande Tradition européenne et ce qu’elle a donné de plus grand, il n’était désormais plus possible de passer à côté de ce monument de l’apologétique chrétienne du début  XXe.

     

    Vaslav Godziemba, pour le SOCLE

    La critique positive de L'Homme Eternel au format .pdf

     

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  • Vers un Ordre Social Chrétien, de René de La Tour du Pin (Partie II)

    Publié en 1907, Vers un Ordre social chrétien est l’œuvre majeure et définitive de René de La Tour du Pin. Elle représente à elle-seule l'ensemble du programme corporatiste moderne. Elle est ainsi pour le camp nationaliste une source incontournable d’idées et de réflexions, dans son refus à la fois de la dictature de haine à l’égard de la Tradition et de celle du marché, et par sa volonté de trouver une troisième voie économique et sociale en adéquation avec les valeurs traditionalistes et nationalistes.

     

    La première partie de notre Critique Positive s'attachait à la présentation de l'économie sociale de l'oeuvre de La Tour du Pin. Mettons à présent en lumière les principes politiques qui structurent le régime corporatif, et voyons quelles causes ont pu précipiter l'Ordre Ancien dans l'anarchie révolutionnaire.

     

    Vaslav Godziemba, pour le SOCLE

    La critique positive de Vers un Ordre Social Chrétien (Partie II) au format .pdf

     

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  • William Morris: contre le monde moderne

    Le passé n'est pas mort, il vit en nous, et revivra dans le futur que nous sommes en train d'aider à mettre en place

    William Morris

     

     William Morris est un homme s’étant battu toute sa vie pour rendre l’Europe à elle-même.

    Rendre à l’Europe sa conscience identitaire, lui rappeler les limites de sa civilisation, en traduisant tant l’Odyssée d’Homère que les sagas et les Eddas de l’Islande, l’Enéide de Virgile que le Béowulf anglo-saxon, les romans courtois et poèmes médiévaux, tant français qu’anglais. Tous ces ouvrages étaient accompagnés d’ornements et illustrations réalisées par Morris et imprimés dans son manoir rural du XVIe s. de Kelmscott, suivant la méthode du XVe s. Ils sont considérés comme des chefs-d’œuvre de l’édition. Voyageant en France, Angleterre, Italie, Irlande, Scandinavie et Islande, y visitant les chefs-d’œuvre de la nature et de l’art. Dans son ouvrage Le Paradis terrestre, qui le fit connaître comme le plus grand poète de sa génération, il raconta l'aventure de navigateurs scandinaves du XIVe s. qui, partis à la recherche d'une terre où s'établir, tombèrent sur une colonie de Grecs restés païens. Les deux peuples se racontèrent alors douze légendes chacun. Il faut y voir un résumé de l'Europe : civilisations méridionale et septentrionale, paganisme et christianisme, harmonie entre les peuples classique et germanique.

     

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