Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Gaulois vaincus, copies romaines

  Menés par leurs chefs Lutérios et Léonorios, des Gaulois viennent prêter main forte au roi grec Nicomède Ier contre le souverain séleucide Antiochos Ier, en 278 av. J.-C. En échange, les Gaulois reçoivent une terre au centre de l'Anatolie. Ils poursuivront cependant leurs razzias contre les royaumes grecs d'Asie mineure jusqu'à ce qu'en 230 av. J.-C., le roi Attale Ier ne remporte plusieurs victoires définitives contre eux. C'est pour célébrer ces victoires que le royaume de Pergame érigea deux monuments en l'honneur de leurs farouches ennemis, l'un sur l'acropole de Pergame, l'autre sur celle d'Athènes, capitale de la civilisation grecque.

Ce dernier nous est connu par la description qu'en fait Pausanias dans sa Périégèse, au IIe s. ap. J.-C. Juchés sur un haut podium, plus d'une centaine de combattants s'affrontaient en mêlant le mythe à l'histoire. On y voyait le combat des Dieux contre les Géants, celui des Grecs contre les Perses, celui des Gaulois contre les Attalides et celui des Grecs contre les Amazones. Les Gaulois y sont représentés dans toute leur bravoure et leur courage. C'est un hommage qui est ici rendu à un ennemi que l'on estime et que l'on respecte. Comme nous sommes loin de la tradition asiatique et africaine qui représente, avec une arrogance toute puérile, les vaincus sous la forme de misérables nains facilement écrasés par le victorieux roi qui semble être un géant. Non, c'est ici un guerrier redoutable et vigoureux contre lequel on s'est battu et sur lequel on a tous les honneurs d'avoir remporté la victoire. C'est un ennemi que l'on n'anéanti pas et avec lequel on fera la paix et duquel on respectera les frontières, les frontières de la Galatie, au centre de l'Asie mineure. Région dont saint Jérôme dira encore, vers l'an 400, qu'on y parle le gaulois de Trèves.

Nous voyons ici un Gaulois se suicidant en défiant du regard un invisible ennemi placé plus haut que lui, et que l'on imagine à cheval. Il plante son glaive dans son cœur en tenant, de l'autre main, son épouse qu'il vient de tuer pour lui épargner le déshonneur de la défaite. Tel autre meurt dignement, le poumon percé, regard baissé vers le sol, sans montrer nul signe ni de peur ni de douleur. Le dernier poursuit un combat qu'il sait perdu. Si sa cuisse ensanglantée l'empêche de se tenir debout, son courage lui fait faire face, épée et bouclier en mains, pour un ultime affrontement au terme duquel il trouvera la mort d'une des manières les plus dignes pour l'homme libre. On remarquera la physionomie caractéristique de ces Gaulois : nez fort et bosselé, arcades sourcilières prononcées, sourcils broussailleux, faces massives, mâchoires carrées, cheveux raides, épaules larges et lourde musculature. De plus, leur complète nudité à l'exception du torque magique correspond tout à fait aux descriptions que Jules César et Polybe firent de ces vigoureux guerriers.

 

Ces statues illustrent les vertus guerrières et enseignent à chacun les valeurs morales de courage et de bravoure, de force, de sacrifice, de liberté et d'honneur.

 

 

Gaspard Valènt, pour le SOCLE

 

antiquité,sculpture,guerre,gaulois,valeurs

 

image4144.png

 

galate6.jpg

 

 

Les commentaires sont fermés.