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Dominique Venner: l'idéal européen

Exister, c'est combattre ce qui me nie

Dominique Venner

 

Dominique Venner fut un historien méditatif. Historien car témoin attentif de son temps. Méditatif car ne considérant par l’histoire comme une discipline froide, simple accumulation de connaissances sur l’évolution des sociétés humaines dans le temps. Mais plus que tout, Dominique Venner a vécu l’histoire. Plus précisément, c'est l’histoire qui est venue à lui et comme tout Européen de haute tenue, il a accepté cette rencontre.

 

N’ayant pas vingt ans, il est engagé volontaire pour la guerre d’Algérie et rejoint le 4ème bataillon de chasseurs à pied. C’est une unité difficile qui bataille « à armes égales » avec l’ennemi FLN. Il reviendra de cette « petite guerre moyenâgeuse » selon ses termes, décoré de la croix du combattant et prêt à combattre sur le terrain politique quand il constatera le soutien d’une partie de la population française au camp FLN. Il s'opposera de toutes ses forces aux trahisons des communistes et participera à la mise à sac du PCF en 1956, suite à l'Insurrection de Budapest. Son opposition radicale à la politique de De Gaulle le conduira en prison d’où il rédigera un manifeste : Pour une critique positive. Pour beaucoup d'entre nous, ce document fera date car il constitue en quelque sorte le Que faire de la mouvance nationaliste. Il n'était pourtant pas évident pour un ancien d'Algérie de tourner la page si violemment mais déjà brillait la volonté de Dominique Venner de réussir, de ne jamais sombrer dans la nostalgie, de toujours voir plus avant. Dominique Venner fustige alors les mous, les manipulables, les mythomanes... qu'il désigne sous le vocable de « nationaux » par opposition aux « nationalistes », militants formés, conscientisés et agissants. Par son analyse des enjeux à venir (avec plusieurs décennies d'avance) et l'intransigeance qu'il professe, Dominique Venner trace la voie de nos futurs combats politiques et métapolitiques. Combats qu'il pourra mener dès sa sortie de prison.

En janvier 1963, quelques mois après la fin de sa détention, il fonde alors le mouvement et journal « Europe-Action » : première marche posée dans la quête d’une véritable conscience européenne. Après plusieurs années de militantisme, Dominique Venner met fin à tout engagement politique le 2 juillet 1967 et investit le champ métapolitique, se muant peu à peu en historien méditatif. A côté des nombreux ouvrages sur la chasse et les armes qu’il écrira et qui feront l’unanimité, Dominique Venner va méditer notre histoire européenne sur la longue durée. De ces méditations surgiront de nombreux essais. Trois de ces méditations méritent une attention particulière. La première est une méditation à laquelle Venner se livra sur lui-même. Appelé Le Cœur Rebelle, l’essai qui en résulte retrace le parcours et l’évolution de Dominique Venner. La seconde méditation porte sur la plus longue durée et met en pleine lumière la permanence de notre Tradition dans Histoire et tradition des Européens, 30.000 ans d’identité. La troisième méditation est contemporaine et se nomme Le Siècle de 1914. Elle permet à chacun de réaliser dans quel monde nous vivons et de quels processus il est le fruit. A partir de ces trois ouvrages, Dominique Venner va se livrer à une ultime méditation : Un samouraï d’Occident, le Bréviaire des Insoumis.

 

Aujourd'hui, nous pourrions disserter des idées puissantes qui animaient Dominique Venner. Son rêve de voir naître un véritable État européen, la nécessité à ses yeux d'une aristocratie pour le diriger, ainsi que du recours aux textes homériques pour guider et éduquer les Européens comme jadis les Hellènes. Nous pourrions également parler de sa définition de la Tradition, soit ce qui ne passe pas lorsque tout change. Nous pourrions enfin parler de ses écrits qui furent déterminants dans l'engagement de bien des nôtres mais l'essentiel n'est peut-être pas là. Car ce qui compte au-delà de tout, ce sont les actes et l'empreinte qu'ils laissent sur le monde et dans le cœur des hommes comme le rappelle le Très-Haut dans le Hávamál.

Dominique Venner nous a montré ce qu'était que vivre en véritable païen ou en Européen de tradition antique comme il aurait préféré dire. Vivre selon notre plus longue mémoire, c'est mener une vie rythmée par le combat, que l'on accepte par fidélité à soi-même et aux siens. C'est une vie modelée par les mos majorum des vieux Romains. Une vie avec le Beau et le Bon pour horizon: Kalos kagathos...

 

Par ses combats et sa haute tenue, Dominique Venner, confiant dans la résurgence de notre plus longue mémoire, a accompagné le réveil de l’Europe. Nous montrant la voie des poèmes fondateurs et du stoïcisme, l’historien méditatif a ainsi pu remplir son rôle parmi nous.

Conscient que le chemin à parcourir est encore long, Dominique Venner nous enjoint à présent de réinventer l’Antiquité qui nous portera comme elle porta nos ancêtres. Cet appel à une refondation de notre Tradition a été lancé le 21 mai 2013 à 14h42 en la cathédrale Notre-Dame de Paris. Et que ceux qui ont des oreilles pour entendre sachent qu’à un geste antique on ne pourra répondre que par un autre geste antique. L'action devra répondre à l'action, la tenue à la tenue.

 

SEMPER FIDELIS !

 




 

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